NOUVELLES

Yémen: un mort dans de heurts devant l'ambassade américaine

13/09/2012 08:18 EDT | Actualisé 13/11/2012 05:12 EST

Un Yéménite a été tué et cinq blessés par des tirs de la police qui repoussait, pour la deuxième fois jeudi, des manifestants tentant de prendre d'assaut l'ambassade américaine à Sanaa, selon une source des services de sécurité.

Les manifestants qui protestaient contre un film dénigrant l'islam ont tenté de pénétrer dans l'ambassade américaine à partir de l'entrée nord du bâtiment, après avoir été dispersés par la police une première fois en matinée.

Les protestataires étaient cependant moins nombreux que jeudi matin, lorsque des milliers de jeunes avaient pris d'assaut l'ambassade.

Selon des témoins, la police a tiré en leur direction lors de la nouvelle tentative et les a empêchés de pénétrer à nouveau dans l'enceinte de l'ambassade.

La police avait dispersé déjà le matin à coups de tirs en l'air et de canons à eau les manifestants qui avaient escaladé la grille et pénétré dans l'enceinte de la chancellerie, où ils avaient mis le feu à des voitures diplomatiques, selon des témoins.

"O prophète, O Mahomet", et "Khaybar Khaybar (nom d'une bataille entre les premiers musulmans et les juifs) O juifs, l'armée de Mahomet est de retour", scandaient les manifestants.

Dans un communiqué publié par l'agence officielle Saba, le président Abd Rabbo Mansour Hadi s'est déclaré "extrêmement navré" par cette attaque et a présenté ses "excuses au président américain Barack Obama ainsi qu'au peuple américain".

Il a également donné l'ordre de former une commission d'enquête sur l'incident et d'en châtier les coupables, selon l'agence.

Une vidéo dénigrant l'islam, qui a été réalisée aux Etats-Unis puis diffusée sur internet, a provoqué de vives réactions dans plusieurs pays arabes.

En Libye, l'attaque mardi soir du consulat des Etats-Unis à Benghazi (est) a coûté la vie à quatre Américains, dont l'ambassadeur. En Egypte, des heurts opposaient jeudi devant l'ambassade des Etats-Unis au Caire des manifestants égyptiens à la police.

mou-wak/at/hj

PLUS:afp