NEW YORK, États-Unis - Le directeur exécutif de l'Association des joueurs de la LNH soutient qu'un lock-out peut être évité.

Mais Donald Fehr ajoute qu'il en tient à la ligue d'agir.

«Les joueurs veulent trouver une façon de conclure une entente. Ils veulent poursuivre les négociations», a affirmé Fehr, jeudi, en conférence de presse.

Le directeur exécutif était flanqué de plusieurs joueurs, au moment où il s'est adressé aux journalistes, incluant les Sidney Crosby, Zdeno Chara, Daniel Alfredsson et Henrik Lundqvist.

Fehr a précisé que plus de 280 joueurs étaient sur place pour suivre de près l'évolution de la situation.

Avant que le commissaire Gary Bettman ne s'adresse à la presse, Fehr a rappelé que les joueurs ont fait d'importantes concessions au cours des dernières négociations, il y a sept ans.

Depuis ce temps, a-t-il souligné, les revenus de la ligue ont augmenté de façon vertigineuse.

Il a demandé si c'était «juste et équitable» que les propriétaires exigent des concessions additionnelles.

Il a précisé qu'en vertu de la plus récente offre de la ligue, les joueurs devraient concéder un montant équivalent à 330 millions$US annuellement aux propriétaires.

«Quelle serait votre réaction dans des circonstances semblables?», a questionné Fehr.

L'actuelle convention collective arrive à échéance, à minuit samedi.

La saison doit se mettre en branle le 11 octobre et l'ouverture des camps d'entraînement a été planifiée pour le 21 septembre.

Mercredi, les deux parties ont échangé des propositions, et Fehr a dit qu'il n'y avait eu aucun développement au cours des dernières heures.

Le dernier conflit de travail dans la LNH a provoqué l'annulation de la saison 2004-05.

Les propriétaires ont demandé aux joueurs de diminuer leur part de revenus liés au hockey dans une offre contractuelle de six ans. Les revenus actuels se chiffrent à environ 3,3 milliards$ annuellement.

Initialement, les proprios demandaient aux joueurs d'abaisser le taux de partage des revenus de 57 à 43 pour cent. Ils ont depuis ce temps majoré le taux à 49 pour cent pour la première année, avec une diminution graduelle jusqu'à 47 pour cent.

L'AJLNH a présenté une contre-offre, avec un taux de partage s'élevant à 54,3 pour cent en leur faveur dès le départ, pour diminuer jusqu'à 52,7 pour cent.

«La perception que nous avons parfois, c'est qu'ils (les dirigeants de la ligue) ne sont intéressés qu'à discuter de diminution salariale», a avancé Fehr.

La LNH a annoncé qu'elle annulerait sa dernière offre, à l'échéance de la date limite de samedi. Bettman a plus tard montré une ouverture, en mentionnant n'avoir lancé aucun ultimatum semblable.

«Tout le monde est libre de revoir ses propositions et, si les propriétaires le font, les joueurs peuvent également le faire», a répondu Fehr, quand on lui a demandé si les joueurs étaient prêts à adopter la ligne dure.

«Une question qui doit être posée est, advenant un lock-out, l'idée derrière sera-t-il dans le but d'augmenter ou de diminuer les chances de conclure une entente?

«Je pense que vous pouvez deviner la réponse.»

Crosby solidaire

Se trouvant aux côtés de Fehr sur la tribune, Crosby a répété que les joueurs veulent jouer, mais pas à n'importe quel coût.

«Dans mon cas, après avoir été inactif pendant presque un an et demi, je veux évidemment jouer, a-t-il déclaré. Mais vous devez aussi réaliser qu'il y a des principes et vous devez comprendre ce qui est bon.

«J'estime que ce que nous proposons s'inscrit dans la bonne voie. Si vous analysez les deux propositions, oui elles sont fort différentes. Les observateurs qui ne sont pas biaisés, et qui ne s'en tiennent qu'aux faits, constateront que notre approche ainsi que les éléments de solution que nous préconisons paraissent un peu plus équitables.»