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L'ex-Premier ministre égyptien Ahmad Nazif condamné à trois ans de prison

13/09/2012 06:43 EDT | Actualisé 13/11/2012 05:12 EST

L'ancien Premier ministre du président égyptien déchu Hosni Moubarak, Ahmad Nazif, a été condamné jeudi à trois ans de prison pour "enrichissement illégal", a rapporté l'agence officielle égyptienne Mena.

M. Nazif, qui avait quitté son poste fin janvier 2011, au début de la révolte populaire qui a abouti au départ de M. Moubarak, était accusé d'avoir abusé de ses fonctions pour s'enrichir.

Le tribunal du Caire, qui a prononcé la sentence, l'a également condamné à payer une amende de 9 millions de livres égyptiennes (1,1 million d'euros environ).

Sa fortune est évaluée à 64 millions de livres égyptiennes (8,2 millions d'euros), selon l'agence.

M. Nazif fait partie des nombreux responsables du régime Moubarak ou hommes d'affaires proches de l'ancien pouvoir poursuivis depuis la chute de l'ancien président le 11 février 2011.

Interdit de quitter le pays puis placé en détention provisoire, il avait été inculpé en juillet 2011 après avoir été accusé de s'être approprié un terrain appartenant à l'Etat et d'avoir détourné de l'argent public.

M. Nazif avait par ailleurs été condamné à un an de prison avec sursis l'an dernier pour un contrat d'importation de nouvelles plaques d'immatriculation pour les voitures égyptiennes, passé avec un homme d'affaires allemand sans appel d'offres et à un prix supérieur au marché.

Nommé à la tête du gouvernement en 2004, artisan d'une politique de libéralisation de l'économie et considéré comme proche des milieux d'affaires, il avait été démis de ses fonctions le 29 janvier 2011, quatre jours après le début de la révolte.

M. Nazif avait été remplacé à la tête du gouvernement par Ahmad Chafiq, son ministre de l'Aviation civile, lui-même contraint au départ peu après la chute du régime.

Candidat malheureux lors de l'élection présidentielle de juin dernier, M. Chafiq, actuellement aux Emirats arabes unis, est sous le coup d'un mandat d'arrêt pour être traduit en justice s'il revient en Egypte.

Hosni Moubarak lui-même purge une peine de prison à perpétuité pour la mort de manifestants durant la révolte contre son régime.

Ses deux fils, Alaa et Gamal, acquittés dans un premier procès pour corruption où ils comparaissaient avec leur père, sont toujours en détention préventive en attendant un nouveau procès à la suite de nouvelles accusations.

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