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Les proches des otages "mi-rassurés", "mi-inquiets"

13/09/2012 06:06 EDT | Actualisé 13/11/2012 05:12 EST

PARIS - PARIS (Sipa) — François Hollande a reçu jeudi les proches des familles de quatre otages français retenus au Sahel, qui sont sortis "mi-rassurés" et "mi-inquiets" de leur entretien. Le chef de l'Etat les a assuré de "sa préoccupation totale" mais "il n'y a pas eu de promesse", selon Maurice Antiste, sénateur-maire du François en Martinique.

"Tout est fait, avec la plus grande détermination et responsabilité", pour que les otages "puissent retrouver tous leur famille et leurs proches", précise l'Elysée dans un communiqué.

Les proches des otages sont "mi-rassurés et en même temps mi inquiets", a déclaré M. Antiste, qui a assisté à la réunion en tant que maire de la commune dont est originaire l'un des otages, Thierry Dole. Selon lui, ils ont exprimé leur attente "très forte", après la vidéo des otages diffusée le 8 septembre dernier.

"Les familles, elles l'ont manifesté, elles veulent vite revoir les leur", a-t-il relaté. "La demande naturelle, c'est de tout faire, monsieur le président, pour nous les rendre, et si nous pouvions les avoir à Noël ce serait génial. Voilà, en un mot, le cri des familles", a-t-il poursuivi, mais "il n'y a pas eu de promesse" de la part des autorités.

François Hollande "nous demande de lui faire confiance et il nous assure de sa préoccupation totale".

Le chef de l'Etat a assuré les familles "du soutien et de la pleine mobilisation de l'Etat pour obtenir la libération de leurs proches", selon le communiqué de l'Elysée. Il "a rappelé que nous poursuivons nos efforts avec la même ténacité pour nos deux autres otages au Sahel et celui retenu en Somalie".

François Hollande "nous a confirmé que ses services maîtrisaient la situation, et qu'ils se battaient sans cesse (...) et qu'il y a bon espoir de les revoir, mais évidement la situation se complique (...) au nord du Mali", a précisé M. Antiste.

"Il n'y a pas de négociation directe", a-t-il expliqué, tout en évoquant la présence d'intermédiaires: "le mot n'a pas été prononcé, mais si une cellule de crise existe, et si elle dit être bien au fait de ce qu'il se passe, c'est qu'il y a forcément des intermédiaires, dont la nature ne nous a pas été révélée", a-t-il détaillé.

Les familles des otages ont été reçues pendant une heure et quart à l'Elysée, en présence du ministre des Affaires étrangères Laurent Fabius.

Dans une vidéo diffusée le 8 septembre par le site d'information mauritanien privé SAHARAMEDIAS, les quatre otages français détenus par Al-Qaïda au Maghreb islamique (AQMI) depuis septembre 2010 au Sahel demandaient avec insistance l'intervention du président François Hollande en vue de négocier leur libération.

Selon le site mauritanien, cette vidéo de sept minutes a été tournée dans le nord du Mali le 29 août dernier et transmise ce samedi au site. Ces otages, Daniel Larribe, Pierre Legrand, Thierry Dole et Marc Féret, des employés d'Areva et de son sous-traitant Atom, avaient été enlevés le 15 septembre 2010 sur le site d'extraction d'uranium d'Arlit (Niger).

Au total, six otages français sont actuellement détenus au Sahel.

AP-sc/sb

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