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Les investisseurs s'inquiètent d'un regroupement entre BAE et EADS

13/09/2012 10:23 EDT | Actualisé 13/11/2012 05:12 EST

LONDRES - La nouvelle d'un éventuel regroupement entre deux géants de l'aéronautique et de la défense, BAE et EADS, a été très mal accueillie par les investisseurs jeudi.

Le titre de la britannique BAE perdait 9 pour cent de sa valeur en début de journée à Londres après avoir bondi de 10 pour cent la veille, dans la foulée de l'annonce.

Pour sa part, le titre de EADS était en recul de 5,6 pour cent, ce qui correspond à une chute de 12 pour cent depuis vendredi dernier.

Si le regroupement va de l'avant, il donnera naissance à un mastodonte européen générant des ventes annuelles de 90,3 milliards $ US et comptant sur quelque 220 000 employés, capable de rivaliser avec l'américaine Boeing dont les ventes dans le secteur de la défense et de l'aéronautique ont atteint 32 milliards $ US l'an dernier.

La propriété de la nouvelle entreprise serait répartie entre différents pays — notamment le Royaume-Uni, la France, l'Allemagne et les Pays-Bas — qui auraient tous un droit de regard sur le regroupement proposé.

EADS est enregistrée aux Pays-Bas, mais ses sièges sociaux se trouvent à Munich et à Paris, pendant que le siège social de sa division Airbus est installé à Toulouse, en France.

L'allemande Daimler détient une participation de 22,5 pour cent dans EADS, contre 15 pour cent pour le gouvernement français et 7,5 pour cent pour l'entreprise médiatique française Lagardère.

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