NOUVELLES

L'Egypte reste un "partenaire proche", précise la Maison Blanche

13/09/2012 02:55 EDT | Actualisé 13/11/2012 05:12 EST

L'Egypte reste un "partenaire proche" des Etats-Unis, a affirmé jeudi la Maison Blanche, après que le président Barack Obama eut affirmé la veille que Le Caire n'était pas un "allié" de son pays, sur fond de violences anti-américaines dans le monde musulman.

Interrogé mercredi par la télévision Telemundo sur les rapports entretenus par Washington avec l'Egypte, où les Frères musulmans détiennent aujourd'hui les leviers du pouvoir un an et demi après la chute du régime autoritaire mais pro-occidental de Hosni Moubarak, M. Obama est resté prudent.

"Je ne pense pas que nous les considérions comme des alliés, mais nous ne les considérons pas comme des ennemis. Il s'agit d'un nouveau gouvernement qui essaie de trouver sa voie. Ils ont été élus démocratiquement", a-t-il expliqué.

Sollicité jeudi par des journalistes en marge d'une réunion électorale de M. Obama à Golden (Colorado, ouest), le porte-parole du président, Jay Carney, a assuré qu'"en termes juridiques et diplomatiques, le président s'est exprimé correctement".

"Allié est un terme juridique spécifique. Nous n'avons pas conclu de traité de défense mutuel avec l'Egypte, comme par exemple avec nos alliés de l'Otan", a fait valoir M. Carney.

"Mais comme le président l'a dit, l'Egypte est un partenaire étroit et de longue date des Etats-Unis, et nous avons établi sur cette base notre soutien à la transition démocratique en Egypte et notre coopération avec le gouvernement", a précisé le porte-parole.

Sur Telemundo mercredi, M. Obama avait lancé un avertissement clair aux autorités égyptiennes sur la nécessité de protéger l'ambassade américaine sur place, après qu'elle eut été prise d'assaut par une foule de manifestants protestant contre un film insultant envers l'islam et produit aux Etats-Unis.

"Et s'ils agissent d'une façon prouvant qu'ils ne prennent pas ces responsabilités, comme tous les autres pays où nous avons des ambassades, je pense que cela va constituer un vrai gros problème", avait-il prévenu, quelques heures avant de s'entretenir au téléphone avec son homologue égyptien Mohamed Morsi.

bur-tq/bdx

PLUS:afp