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Le régime d'Assad "condamné", estime le ministre britannique Hague à Bagdad

13/09/2012 05:45 EDT | Actualisé 13/11/2012 05:12 EST

Le ministre britannique des Affaires étrangères William Hague a estimé jeudi que le régime du président syrien Bachar al-Assad était "condamné", lors d'une conférence de presse conjointe avec son homologue irakien Hoshyar Zebari à Bagdad.

"Nous estimons que le régime d'Assad est condamné, il ne peut pas survivre. Tant de crimes (ont été) commis qu'il ne devrait pas survivre", a déclaré M. Hague dont c'est la première visite en Irak.

M. Hague a ajouté avoir discuté avec son homologue de la nécessité d'"une transition vers une Syrie plus démocratique et plus stable. C'est le seul moyen d'éviter une guerre civile qui se prolonge, l'effondrement de l'Etat syrien, une plus grande affluence de réfugiés ou davantage de pertes en vies humaines".

"Nous croyons en la mise en place d'un gouvernement de transition capable de ramener la paix et la stabilité en Syrie", a-t-il encore souligné.

La Grande-Bretagne, a-t-il rappelé, est opposée à une action militaire contre le régime du président Bachar al-Assad, en dépit d'un conflit qui a fait plus de 27.000 morts depuis mars de l'année dernière.

Lors d'une conférence de presse organisée au parlement, M. Hague a ensuite accusé l'Iran de fournir un "soutien actif" à Bachar al-Assad. Il s'est dit "totalement opposé à toute livraison d'armes par l'Iran (...) au régime d'Assad" lorsque des journalistes l'ont interrogé sur des informations selon lesquelles des appareils iraniens emprunteraient l'espace aérien irakien pour livrer des armes à Damas.

"Nous souhaiterions que ceci prenne fin et j'ai évoqué le sujet avec les dirigeants irakiens", a affirmé le chef de la diplomatie britannique qui a quitté Bagdad dans l'après-midi.

Selon un communiqué publié sur son site internet, le Premier ministre irakien Nouri al-Maliki a expliqué, lors de ses entretiens avec M. Hague, que "l'Irak est en faveur d'une solution pacifique qui permettrait de réaliser les espoirs du peuple syrien à travers un gouvernement de transition qui organiserait des élections libres et justes".

L'Irak partage une frontière de 600 km avec la Syrie et accueille 22.563 réfugiés syriens, selon le Haut commissariat de l'ONU pour les réfugiés (HCR).

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