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Le camp Obama appelle Pékin à laisser sa monnaie s'apprécier davantage

13/09/2012 01:28 EDT | Actualisé 13/11/2012 05:12 EST

L'ambassadeur de Barack Obama en Chine a de nouveau appelé la Chine jeudi à laisser sa monnaie s'apprécier davantage, au moment où le candidat républicain à la Maison Blanche Mitt Romney pousse le président démocrate sortant à se montrer plus ferme sur ce dossier.

De passage aux Etats-Unis, l'ambassadeur Gary Locke a déclaré devant le centre de réflexion Carnegie Endowment for International Peace de Washington que la position américaine en la matière "est très claire et a toujours été la même".

"Nous savons que la monnaie (chinoise) est encore sous-évaluée", a expliqué M. Locke. "Les Chinois ont fait des progrès importants et quand on prend en compte le taux d'inflation leur monnaie s'est appréciée de manière significative", a-t-il reconnu, "mais une fois de plus, beaucoup reste à faire".

Le yuan, aussi appelé renminbi, s'est apprécié de plus de 5% par rapport au dollar ces deux dernières années, alors que la Chine essayait de combattre l'inflation. Le yuan s'est renchéri de 30% depuis 2005, lorsque Pékin a relâché son emprise sur sa monnaie.

Mais des voix critiques aux Etats-Unis et dans d'autres pays développés continuent d'accuser la Chine de maintenir volontairement la valeur de sa monnaie à un niveau faible pour pouvoir exporter largement ses produits bon marché, au détriment de l'industrie manufacturière dans le reste du monde.

Le candidat républicain à la présidentielle du 6 novembre Mitt Romney a multiplié les critiques contre Barack Obama qu'il ne juge pas assez ferme face à Pékin.

"Depuis quatre ans, le président a constamment refusé de prendre des mesures énergiques face à la tricherie de la Chine et ce sont les travailleurs américains qui en paient le prix", a lancé la porte-parole de l'équipe de campagne de M. Romney, Andrea Saul, dans un communiqué.

"En tant que président, Mitt Romney se battra pour la classe moyenne en créant des emplois à la maison et en protégeant les emplois américains à l'étranger", a-t-elle insisté.

M. Romney a promis que s'il était élu, il accuserait Pékin de manipuler sa monnaie, ce qui serait susceptible d'entraîner des sanctions, voire, selon les analystes, une guerre commerciale entre les deux plus grosses économies de la planète.

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