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L'agence DBRS décote l'imprimeur et éditeur Transcontinental

13/09/2012 01:56 EDT | Actualisé 13/11/2012 05:12 EST

MONTRÉAL - L'agence de notation DBRS abaisse d'un cran la cote de crédit de l'imprimeur et éditeur Transcontinental (TSX:TCL.A), invoquant la popularité grandissante des médias électroniques au détriment de l'imprimé.

La cote de Transcontinental passe de BBB (élevé) à BBB, a indiqué l'agence torontoise dans un communiqué publié mercredi. Aux yeux de DBRS, les perspectives de l'entreprise montréalaise demeureront négatives pour l'avenir prévisible.

L'agence avait placé Transcontinental ainsi que l'éditeur de journaux Torstar (TSX:TS.B) sur sa liste de surveillance en juillet après avoir mis à jour sa méthodologie pour le secteur de l'impression. Jusqu'ici, Torstar a échappé à la décote.

DBRS fait remarquer qu'en excluant les acquisitions, les revenus et les profits d'exploitation de Transcontinental ont commencé à reculer au trimestre qui a pris fin le 31 octobre 2011.

Dans l'espoir de corriger la situation, l'entreprise a acquis, au début de 2012, les imprimeries canadiennes de Quad/Graphics (l'ancien Quebecor World). Elle s'affaire de plus à améliorer son efficience et élargit son offre de produits, notamment dans le domaine du marketing numérique.

Or, DBRS doute que ces initiatives permettront réellement de faire croître les revenus et le bénéfice d'exploitation de Transcontinental de façon soutenue.

En fait, l'agence craint que le déclin structurel de la demande pour les produits imprimés traditionnels n'annule complètement les impacts positifs des efforts de Transcontinental. DBRS entrevoit en effet un accroissement de la surcapacité dans le secteur de l'impression qui risque d'exercer une pression à la baisse sur les prix.

L'agence tient à préciser que la décote n'est pas directement liée au niveau d'endettement de Transcontinental, mais plutôt à son potentiel d'accroissement des profits au cours des prochaines années.

Depuis plus de deux ans, Transcontinental affecte une bonne partie de ses flux de trésorerie au remboursement de sa dette, ce qui a permis à l'entreprise de préserver son profil de crédit.

À son plus récent trimestre, qui a pris fin le 31 juillet, Transcontinental a enregistré des profits en chute de 74 pour cent malgré une croissance de huit pour cent de ses revenus, laquelle découlait principalement de l'acquisition de Quad/Graphics Canada.

Au cours des prochains mois, Transcontinental devra faire face à la fermeture des magasins de la chaîne Zellers, un important client.

Transcontinental est le plus important imprimeur au Canada. L'entreprise, qui emploie environ 10 000 personnes, est également un important éditeur de journaux hebdomadaires et de magazines en plus d'exploiter de nombreux sites Web.

L'action de Transcontinental a clôturé jeudi à 8,06 $, en hausse de 4 cents à la Bourse de Toronto.

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