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Corruption sportive: une organisation privée oeuvre à harmoniser les lois

13/09/2012 11:43 EDT | Actualisé 13/11/2012 05:12 EST

Le président du centre international pour la sécurité du sport (ICSS), Mohamed Hanzab, a indiqué jeudi que son organisation privée travaillait à harmoniser toutes les législations nationales en matière de corruption sportive, notamment de matches truqués, et espérait aboutir d'ici à mars 2013.

"Nous avons également décidé de créer un indice de sécurité et d'intégrité sportive de tous les pays du monde qui aura pour but notamment d'aider les décideurs à accorder des événements sportifs à tel ou tel candidat", a précisé M. Hanzab à l'AFP.

Créé en 2010 à l'initiative du Qatari Hanzab soutenu par le comité olympique de son pays, l'ICSS tenait de mardi à jeudi à Paris un symposium en partenariat avec l'Université de la Sorbonne sur le thème de l'intégrité dans le sport. Organisation non-gouvernementale à but non-lucratif, il a pour l'occasion obtenu la présence de représentants de l'Unesco, du comité international olympique (CIO), de l'Union Européenne et du Conseil de l'Europe qui travaillent déjà de concert sur le sujet.

Rejoint en début d'année par Chris Eaton, ancien directeur de la sécurité de la Fifa, et par Lord John Stevens, ex-patron de la police londonienne, l'ICSS se veut une "plate-forme" pour toutes les parties prenantes de la lutte contre la fraude sportive, selon M. Hanzab.

Un positionnement qui laisse parfois dubitatifs les acteurs de ce dossier. "On espère qu'ils ne vont pas s'arroger des prérogatives", estime un expert du Conseil de l'Europe, sous couvert d'anonymat.

Du côté du CIO, si on estime "ne pas avoir le monopole de la lutte contre la corruption et être preneur de toute bonne idée", selon les propos du directeur général Christophe de Kepper, on rappelle également que l'institution olympique a créé son propre réseau d'experts en la matière.

cha/eb

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