Place au cinéma! L'Affaire Dumont, Rapailler l'Homme, For a Good Time, Call..., Le Paradis des Bêtes, Resident Evil - Le Châtiment... Voici les résumés et critiques des nouveaux films dans les salles du Québec cette semaine.

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  • L'AFFAIRE DUMONT (4)

    <strong>Canada. 2012. 121 min.</strong> Drame de Daniel Grou-Podz avec Marc-André Grondin, Marilyn Castonguay, Sarianne Cormier, Kathleen Fortin, Geneviève Brouillette, Martin Dubreuil, Benoit Priest, Francine Ruel, Francis La Haye. Michel Dumont n'a rien pour lui. Un revenu médiocre de livreur pour le dépanneur de son quartier défavorisé, une ex-conjointe qui lui fait des misères et peine à veiller sur leurs deux enfants, aucune réelle perspective d'avenir. Si bien qu'il accueille d'abord avec une certaine fatalité la poursuite pour viol intentée contre lui par une femme convaincue de sa culpabilité. La preuve repose entièrement sur la déclaration de la victime, tandis que l'alibi de Dumont, soutenu par des témoins peu crédibles, est sans effet sur le juge. Condamné tout en clamant son innocence, Michel entame une longue série de recours et d'appels au cours desquels il fait la connaissance de Solange, une mère célibataire de trois enfants. Amoureuse et convaincue qu'il est victime d'une grave erreur judiciaire, celle-ci se met en devoir de faire disculper cet homme qu'elle épousera en prison. Bien que la victime ait entretemps admis qu'il y a eu erreur sur la personne, Solange consacrera dix ans à tenter d'innocenter Michel. S'il découle d'un fait judiciaire connu, L'AFFAIRE DUMONT révèle deux épatantes inconnues, Marilyn Castonguay et Sarianne Cormier. Ces deux actrices ajoutent un supplément d'âme à cette réflexion captivante sur la quête familiale, articulée par un récit un brin trop feuilletonesque, auquel Podz (10 ½) insuffle toutefois une belle énergie.

  • FOR A GOOD TIME, CALL... (5)

    <strong>États-Unis. 2012. 85 min.</strong> Comédie sentimentale de Jamie Travis avec Lauren Anne Miller, Ari Graynor, Justin Long, James Wolk, Mark Webber, Nia Vardalos. À New York, Lauren vient d'être larguée par son compagnon, qui part plusieurs mois pour affaires en Italie et lui demande de quitter son appartement. Katie, habitant le luxueux logement de sa défunte grand-mère, est menacée d'éviction, faute de pouvoir payer le loyer. Un ami commun leur procure un appartement à partager, mais une vieille rancune datant de leurs années d'université refait surface. Lorsque Lauren, qui cherche avidement un emploi, apprend que sa colocataire gagne en partie sa vie grâce au téléphone rose, elle forme le projet de s'associer avec elle pour lancer leur propre service de messagerie érotique. Les soeurs ennemies trouveront-elles un terrain d'entente? Les situations convenues, les rebondissements forcés, les gags qui tournent court, confirment que nous sommes loin de BRIDESMAIDS. Hereusement que dans cette ma mitraille de dialogues sous la ceinture, les brèves apparitions de comédiens rompus au genre (Seth Rogen, Kevin Smith, etc.) donnent au spectateur l'occasion d'exercer ses muscles zygomatiques.

  • LE PARADIS DES BÊTES (4)

    <strong>France. 2012. 103 min.</strong> Drame de Estelle Larrivaz avec Stefano Cassetti, Géraldine Pailhas, Muriel Robin, Klingberg Valentine, Léon Brachet, Joshua Groléas. Découvrant l'infidélité de son époux Dominique, propriétaire d'une animalerie à Annecy, Cathy le quitte et s'installe à Grenoble avec leurs deux enfants Clarisse et Ferdinand. Rongé par la culpabilité, le mari agressif la retrouve et la supplie de revenir. En vain. Dans un accès de rage, il la frappe violemment puis, renonçant à lui porter secours, kidnappe Clarisse et Ferdinand. Il s'installe ave eux dans une luxueuse station de ski en Suisse, où il espère y implanter un commerce tout en se soustrayant à la justice française. Reprenant conscience et faisant fi de son état, Cathy se lance à la recherche de ses enfants. Puisant dans ses souvenirs d'enfance, la comédienne Estelle Larrivaz (BEAU FIXE) propose avec ce premier long métrage en tant que scénariste-réalisatrice une étude minutieuse et émouvante sur les ravages de la violence conjugale. Sa réalisation expressive et l'interprétation sincère font oublier les quelques invraisemblances du scénario.

  • RAPAILLER L'HOMME

    <strong>Canada. 2012. 75 min.</strong> Documentaire de Antonio Pierre de Almeida. Les étapes de la création du disque et du spectacle "Douze Hommes rapaillés", un projet en hommage à la poésie de Gaston Miron initié par Gilles Bélanger, réunissant entre autres Vincent Vallières, Yann Perreault, Pierre Flynn et Louis-Jean Cormier.

  • RESIDENT EVIL - LE CHATIMENT (Resident Evil - Retribution)

    <strong>Allemagne. 2012. 97 min.</strong> Drame d'horreur de Paul W.S. Anderson avec Milla Jovovich, Michelle Rodriguez, Sienna Guillory, Kevin Durand, Oded Fehr, Li Bingbing. Alice, jeune militaire ayant subi des mutations génétiques lui conférant des pouvoirs surhumains, poursuit sa lutte pour neutraliser les responsables de la propagation d'un virus qui a transformé presque tous les habitants de la planète en zombies cannibales.

  • SAMSARA (4)

    <strong>États-Unis. 2011. 102 min.</strong> Documentaire de Ron Fricke. Partout sur la planète, pyramides, temples et cathédrales témoignent de la grandeur de l'humanité. Des montagnes majestueuses, des déserts infinis et de vastes forêts attestent pour leur part des splendeurs de la nature. En Thaïlande, trois fillettes pratiquent une danse traditionnelle. Dans un monastère tibétain, des moines dessinent une fresque éphémère. Aux États-Unis, une famille obèse se goinfre dans un fastfood. Dans des villages reculés, des peuples oubliés perpétuent des traditions séculaires. Dans les mégalopoles, l'industrie alimentaire élève, abat et apprête bétail et volaille avec une efficience mécanique. Il en va pratiquement de même pour les jeunes femmes mises en vitrine dans les établissement spécialisés d'une autre industrie, celle du sexe. Entre les erreurs humaines et les catastrophes naturelles, le monde civilisé n'est finalement que peu de choses. Dans cette méditation ambitieuse au fil conducteur ténu, l'éphémère se frotte à l'éternel. À l'écran, un défilé hypnotique d'images superbes suggère une humanité qui court à sa perte et une nature qui lui survivra. Superlatifs, le montage, la direction photo et la réalisation en mettent plein la vue.

  • KUMARE

    <strong>États-Unis. 2011. 84 min.</strong> Documentaire de Vikram Gandhi. Sous le nom de Kumaré, le New-Yorkais Vikram Gandhi sillonne le Sud-Ouest des États-Unis en se faisant passer pour un yogi et un saint indien venu partager sa sagesse spirituelle. Des caméras cachées filment les personnes de divers milieux prêtes à croire à sa supercherie.

  • BULLHEAD (Rundskop) (3)

    <strong>Belgique. 2011. 129 min.</strong> Drame policier de Michael R. Roskam avec Matthias Schoenaerts, Jeroen Perceval, Jeanne Dandoy, Barbara Sarafian, Tibo Vandenborre, Frank Lammers. Saint-Trond, Nord-Ouest de la Belgique. Jacky Vanmarsenille, un colosse tout en muscles de 33 ans, dirige la ferme bovine familiale avec ses deux frères. Sa vie est d'autant plus difficile que la pègre a fait main basse sur le trafic de stéroïdes utilisés dans les élevages. Ce célibataire taciturne, qui impose le respect dans la région, cache aussi un lourd secret: émasculé lors d'une bagarre survenue avant qu'il ait atteint l'âge de la puberté, il consomme depuis les mêmes hormones de croissance que celles qu'on donne au bétail. Approché par un homme d'affaires suspecté d'avoir assassiné un policier infiltré, Jacky accepte sa proposition de partenariat, puis se ravise, flairant le coup fourré. À son insu, la police s'intéresse de près à lui, le suspectant d'être le responsable du meurtre de l'agent double. Ce suspense original est construit comme une tragédie et mélange habilement réalisme cru et impressionnisme discret. D'une efficacité redoutable, la mise en scène actionne les leviers du récit avec souplesse, misant sur l'authenticité du milieu rural industriel dépeint. La composition magnétique de Matthias Schoenaerts frappe l'imaginaire et le marque à jamais.