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Une mosquée taguée par des colons extrémistes présumés en Cisjordanie

12/09/2012 05:56 EDT | Actualisé 12/11/2012 05:12 EST

Des graffitis en hébreu ont été découverts sur les murs de la mosquée d'un village palestinien du sud de la Cisjordanie, selon un mode opératoire caractéristique des colons israéliens extrémistes, a-t-on appris mercredi de sources concordantes.

"Prix à payer pour Migron", pouvait-on lire sur ces graffiti en hébreu, apparemment en référence à la colonie sauvage de Migron, évacuée le 2 septembre par le gouvernement israélien sur ordre de la Cour suprême, a constaté un photographe de l'AFP dans le village d'Imreich, au sud-ouest de Hébron.

L'incident s'est produit aux premières heures mardi (bien mardi), a précisé à l'AFP le porte-parole de la police israélienne Micky Rosenfeld, ajoutant qu'un enquête avait été ouverte et que la mosquée n'avait pas subi de dégât.

La police "considère qu'il s'agit d'un incident criminel à motivations nationalistes", a-t-il indiqué.

Selon des témoins, les auteurs des graffiti ont également tenté d'incendier une voiture, mais le propriétaire s'est réveillé et les a fait fuir.

Des colons extrémistes pratiquent une politique de représailles systématiques dite du "prix à payer" consistant à attaquer des cibles palestiniennes, mais aussi israéliennes, chaque fois que les autorités limitent ou freinent la colonisation.

La semaine dernière, des inconnus, soupçonnés d'appartenir aux milieux extrémistes religieux juifs, avaient incendié une porte du grand monastère catholique de Latroun en Israël et inscrit des graffitis anti-chrétiens sur les murs, en faisant référence à Migron et au "prix à payer".

Cette profanation avait soulevé l'indignation générale des communautés religieuses, et des dirigeants israéliens et palestiniens.

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