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Une juge rejette en partie une loi antiterrorisme décriée aux États-Unis

12/09/2012 10:49 EDT | Actualisé 12/11/2012 05:12 EST

NEW YORK, États-Unis - Une loi antiterrorisme a été rejetée en partie par une juge fédérale, mercredi, qui a dit voir des craintes légitimes de la part de journalistes, universitaires et militants politiques sur la possibilité qu'ils puissent être emprisonnés pour avoir exercé leurs droits protégés par le Premier Amendement.

La juge de district Katherine Forrest, à Manhattan, a affirmé que le gouvernement avait assoupli sa position à l'égard de ceux qui poursuivent pour contester la loi, mais que ce virage ne pouvait effacer la menace de détentions militaires approximatives.

Elle a pressé le Congrès à rendre la loi plus précise ou même à considérer si elle est vraiment nécessaire.

La magistrate a écrit que les droits du Premier Amendement «sont garantis dans la constitution et ne peuvent pas être écartés par une loi».

Elle ajoute que la cour rejette la prétention du gouvernement que les citoyens américains peuvent être placés en détention militaire pour une période indéterminée, «en vertu d'actes qu'ils ne pouvaient prédire qu'ils puissent entraîner une détention».

En mai, la juge avait temporairement suspendu la loi soumettant à une telle détention quiconque est soupçonné d'offrir de façon «substantielle» ou «directe» un soutien à des forces telles qu'Al-Qaïda ou les talibans. De nouveaux arguments avaient été soumis le mois dernier avant ce jugement final, qui risque d'être porté en appel.

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