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Première du film L'Affaire Dumont à Montréal (PHOTOS)

12/09/2012 08:00 EDT | Actualisé 12/11/2012 05:12 EST
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Lors de la grande première du film L'affaire Dumont, mardi soir au ciméma Impérial, c'est un Podz de son propre aveu légèrement anxieux qui est venu présenter son «petit dernier». À ses côtés, les artistes du long métrage dont Marc-André Grondin et le véritable homme qu'il incarne à l'écran, Michel Dumont.

«C'est une histoire vraie abracadabrante», explique Podz lorsqu'on lui demande pour quelle raison il a tenu à réaliser ce film. «J'ai dit à Geneviève Brouillette (l'instigatrice de ce projet et l'une des productrices) «J'ai le goût de voir ce film-là!» et pour moi, c'est toujours comme cela que ça commence.»

Visiblement nerveux en foulant son propre tapis rouge, il a avoué: «Je suis un grand angoissé. Au premier montage, je me retrouve toujours en petite boule sous la table. Sincèrement, je dis à tout le monde «je viens encore de me tromper».

Pourtant, Marc-André Grondin nous l'assure, Podz a encore une fois usé de sa magie pour faire un film formidable. «Podz a fait un travail sublime! C'est au delà de mes espérances», affirme l'acteur. «En tant que spectateur, j'aimais déjà beaucoup ce qu'il fait alors ce fut une belle rencontre, j'ai été chanceux».

Première de «L'Affaire Dumont»

Podz insiste, malgré le fait que cette histoire soit tirée d'un fait vécu, il s'agit bien de son film. «C'est notre vision de la chose, sinon ce ne serait pas intéressant. Si on ne faisait que raconter, ça n'aurait pas fonctionné. Il fallait y mettre notre point de vue», dit-il avec conviction.

Le cinéaste avoue aussi que certaines contraintes venant avec l'adaptation cinématographique d'une histoire ayant bien eu lieu lui ont mené la vie dure. «C'est un peu «rushant», les questions légales, les avocats, les asssureurs, ce n'est pas évident. J'avais dit non au début mais quand les projets sont intéressants, tu embarques et tu te laisses mener où la vie t'amène. Oui je le referais, mais ce fut difficile.»

Des contraintes qui ont pourtant aussi nourri le bon. «Pour moi les contraintes, ça ouvre la porte à la créativité. Il y en a toujours lorsque tu réalises. Les forces semblent s'enligner vers toi pour que tu ne fasses pas ce film-là, à tous les projets, mais ça fait partie de tout ça.»

Marc-André Grondin a aussi expliqué que même s'il personnifie un homme qui existe réellement, cela n'a pas changé sa façon de jouer. «Ce n'est pas le personnage qui va me changer mais plutôt le réalisteur qui a pu le faire. J'ai beaucoup appris en travaillant avec Podz. Et puis, je ne joue pas René Lévesque, les gens ne vont pas forcément voir la différence entre mon personnage et la vraie personne. Cela me laissait quand même un peu plus de latitude», dit-il.

Son plus grand défi résidait plutôt dans ce désir qu'il avait de «faire en sorte que Podz veuille encore travailler avec moi.» «Je voulais qu'il soit content, qu'il ne regrette pas son choix».

Son personnage, il l'a bâti en visionnant de nombreux documents d'archives d'entrevues données par Michel Dumont. «Je n'ai pas eu de discussions avec Michel avant de commencer à tourner. Moi, ce qui m'intéressait, c'était le Michel de l'époque et non l'homme qu'il est devenu quinze-vingt ans plus tard. Je voulais savoir comment il était quand il était en dedans.»

Le personnage principal, le vrai Michel Dumont, était déjà ému à son arrivée sur le tapis rouge, en compagnie de sa conjointe Solange. C'est qu'ayant eu la chance de visionner le film avant la grande première, il savait à quoi s'attendre.

«Tout le long j'ai pleuré», confie-t-il. «C'est dur de revoir notre vie sur grand écran. Mais je suis fier de ce que Podz a fait, les images parlent.»

Toujours à ses côtés, sa femme a ajouté: «Le coeur de l'histoire au fond, c'est comment l'amour d'une femme a pu corriger une injustice. C'est une histoire d'amour et un gros combat. J'ai été la seule à croire en Michel et je me disais: je ne peux pas le laisser tomber.»

«Je ne suis pas habitué d'avoir autant d'amour», a ajouté Michel Dumont presqu'en chuchotant. «Elle m'aime à l'infini et moi aussi.»