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Nouvelles arrestations d'islamistes aux Emirats (Al Islah)

12/09/2012 07:49 EDT | Actualisé 12/11/2012 05:12 EST

Le groupe islamiste Al-Islah a dénoncé mercredi la poursuite des arrestations de ses partisans aux Emirats arabes unis, affirmant que le nombre de personnes appréhendées avait atteint 61 et que les détenus étaient torturés.

Dans un communiqué, le groupe déclaré illégal, émanation des Frères musulmans, affirme que "le nombre de personnes arrêtées s'est élevé à 61, près de deux mois après le début de la campagne inique".

Il ajoute que "les détenus n'ont pas accès à leurs familles ou à leurs avocats", que "le lieu de leur incarcération est tenu secret" et qu'ils sont "soumis à des tortures".

Le communiqué demande "aux responsables émiratis, aux organisations de défense des droits de l'Homme, au Conseil de coopération du Golfe, à la Ligue arabe et à l'Organisation de coopération islamique d'intervenir pour obtenir leur libération avant qu'il ne soit trop tard".

Le mois dernier, l'organisation de défense des droits de l'Homme Human Rights Watch avait indiqué que les autorités des Emirats avaient arrêté 51 personnes, pour la plupart islamistes, "dont deux avocats de renom défendant les droits de l'Homme".

Interrogée par l'AFP, une source proche du gouvernement émirati a souligné mercredi que ces opposants étaient "détenus pour fin d'interrogatoire" et démenti qu'ils soient soumis à des tortures.

"Personne n'est au-dessus de la loi", a souligné cette source. Parmi les personnes arrêtées figure cheikh cheikh Sultan Al-Qassimi, un membre de la famille régnante de l'émirat de Ras Al-Khaïmah, membre de la fédération.

Cette source a ajouté que les personnes arrêtées étaient soupçonnées d'être liées "à une organisation illégale ayant des liens financiers, politiques et organisationnels avec l'étranger".

Le 15 juillet, les autorités avaient annoncé le démantèlement d'un groupe pour complot contre la sécurité de l'Etat, sans préciser le nombre de personnes arrêtées ou leur appartenance politique.

Le chef de la police de Dubaï, Dhahi Khalfane, avait par la suite accusé les Frères musulmans de chercher à renverser les monarchies du Golfe et affirmé que les militants arrêtés pour complot avaient fait allégeance au guide de la confrérie.

La fédération des Emirats arabes unis, l'un des pays les plus riches du monde, a été épargnée par la vague de contestation populaire qui a secoué le monde arabe.

bur-at/hj

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