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Les rebelles en Syrie promettent de reprendre une importante caserne à Alep

12/09/2012 12:36 EDT | Actualisé 12/11/2012 05:12 EST

Les rebelles en Syrie ont promis mercredi de reprendre bientôt le contrôle d'une importante caserne militaire à Alep, deuxième ville du pays, quelques jours après en avoir pris une partie avant de la perdre, selon un commandant local insurgé.

Rencontré par l'AFP dans son quartier général, une maison cachée au coeur de la Vieille ville, "Abou Mohammed", son nom de guerre, a déclaré: "Nous avons perdu la caserne d'Hanano, et je le regrette. Mais je vous assure que nous la reprendrons dans moins d'une semaine".

"Dès que nous sommes entrés (dans la caserne), l'armée de Bachar a tiré dessus avec tout ce qu'elle a: canons, hélicoptères, avions. Cela nous aurait coûté des dizaines d'hommes pour la garder, et nous aurions échoué. Ils seraient morts pour rien", a ajouté le chef rebelle de l'Armée syrienne libre (ASL).

La caserne est perchée sur une colline, non loin de la citadelle qui domine la ville et qui reste aux mains de forces de Damas.

Le commandant a affirmé que l'assaut, mené par plusieurs centaines de rebelles vendredi après-midi, leur avait toutefois permis de libérer "au moins 350 prisonniers, des civils qui étaient entassés dans des cellules souterraines", et de récupérer de nombreuses caisses d'armes.

"Il y avait encore des tonnes d'armes dans les armureries, mais nous n'avons pas pu tout emporter", a poursuivi Abou Mohammed. "Nous avons trouvé les lance-grenades anti-char, mais pas les munitions".

Lors de la prise partielle de la caserne, une vingtaine de soldats de l'armée syrienne ont été capturés, attachés puis exécutés d'une balle dans la tête. "C'est une grave erreur, un crime, et ceux qui ont fait cela devront rendre des comptes", a assuré l'officier rebelle.

Ancien commandant de l'armée régulière, il a dit avoir déserté il y a trois ans, fui en Belgique avant de revenir pour combattre auprès des rebelles lorsque la révolte au départ pacifique s'est militarisée.

Pendant l'heure passée par des journalistes de l'AFP dans le QG d'Abou Mohammed, les tirs d'obus de gros calibre ont retenti à cadence régulière dans la ville, ainsi que des tirs d'armes automatiques. Et pendant près d'une minute, la mitrailleuse lourde d'un hélicoptère de combat volant à basse altitude a déchiré le silence.

mm/ram/cco

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