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«Le niveau en GP2 est atroce» - Wurz

12/09/2012 02:47 EDT | Actualisé 11/11/2012 05:12 EST

Les pilotes de la série GP2 commettent trop d'erreurs, et ne sont pas prêts pour la F1 quand il y accèdent. C'est l'avis de l'ancien pilote de F1 Alexander Wurz.

Il fait écho au débat qui a suivi le carambolage du Grand Prix de Belgique, provoqué par le Français Romain Grosjean (Lotus) qui a avoué avoir mal calculé son coup dans sa tentative de dépasser Lewis Hamilton (McLaren).

« Ce qui s'est passé à Spa peut arriver et arrivera toujours, a expliqué le pilote autrichien à la retraite de la F1 depuis 2007 à l'agence Reuters. Mais quand on regarde ce qui se passe en GP2, l'antichambre de la F1, on constate que le niveau de pilotage est atroce (appalling), vraiment très mauvais, et ce sont des pilotes qui accèdent à la F1. »

« Nous devons vraiment nous assurer que la série GP2 soit plus vigilante, et applique les mêmes règles qu'en F1. Et nous devons y arriver rapidement. »

Pour Wurz, il faut que la FIA s'en mêle, et exige des commissaires de course qu'ils appliquent les mêmes règles et sanctions qu'en F1.

Le pilote australien Mark Webber croit que les jeunes pilotes de F1 devraient être plus conscients des dangers et de leurs responsabilités. Il donne l'exemple du pilote Williams Pastor Maldonado qui a reçu plusieurs avertissements cette saison.

Romain Grosjean et Pastor Maldonado ont tous les deux remporté le championnat GP2. Respectivement en 2011 et en 2010.

« Dans les 10 dernières années, les pilotes sont devenus plus téméraires, plus aggressifs, car ils pensent qu'ils s'en sortiront indemne, explique Webber à la BBC. Mais vous pouvez être agressif et raisonnable, ou vous pouvez être agressif et irréfléchi. J'ai toujours dit que la F1 n'était pas une école de pilotage. »

Et avec les nouveaux artifices introduits par la FIA pour faciliter les dépassements (SREC et DRS), les pilotes n'ont plus besoin de tenter de manoeuvres délicates au départ, croit le pilote Red Bull.

« Nous devrions être les meilleurs dans notre profession, sur tous les types de circuit, conclut Mark Webber, et les habiletés exigées des pilotes de F1 doivent respecter ces critères. »

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