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Il ne doit plus y avoir "aucun soutien" au M23 en RDC (ONU)

12/09/2012 04:10 EDT | Actualisé 12/11/2012 05:12 EST

Le secrétaire général adjoint de l'ONU aux opérations de maintien de la paix, Hervé Ladsous, a estimé mercredi à Kigali qu'il ne devait plus y avoir "aucun soutien" au M23, la rébellion qui opère dans l'est de la RDC et que le Rwanda est accusé d'appuyer.

"Plus aucun soutien ne doit être apporté aux groupes rebelles et particulièrement au M23", a déclaré Hervé Ladsous.

"La souveraineté de la République démocratique du Congo a été violée de manière répétée", a-t-il ajouté lors d'une conférence presse à la fin d'une visite de 24 heures à Kigali au cours de laquelle il a notamment rencontré la ministre des Affaires étrangères, Louise Mushikiwabo, et le ministre de la Défense, James Kabarebe.

M. Ladsous a exhorté les pays de la Conférence internationale de la région des Grands Lacs (CIRGL), dont le Rwanda, à trouver une solution "pour mettre fin aux violences" à l'est de la RDC et les a assurés du soutien de l'ONU.

"Le mandat de la Monusco (Mission de l'ONU en RDC, ndlr) est de protéger les civils, donc nous allons tout faire pour soutenir une solution pacifique de sortie de conflit".

Interrogé sur le récent rapport de l'organisation de défense des droits de l'Homme, Human Rights Watch, qui dénonce les violences commises par le M23 et accuse de nouveau Kigali de soutenir la rébellion, Hervé Ladsous a répondu: "les souffrances" "les femmes violées","c'est un fait".

"Mais encore une fois, je pense que nous devons essayer d'aller de l'avant et de faire en sorte que cette situation prenne fin".

Sur la mise en place d'une force internationale neutre à la frontière avec la RDC pour éradiquer les groupes armés actifs dans l'est, le représentant onusien a déclaré "que le concept est sur la table" et qu'il y avait "du potentiel".

Tout en soulignant qu'il y avait encore beaucoup d'interrogations à ce sujet concernant notamment la composition et les modalités de cette force, il a rappelé que l'ONU était prête à "apporter une assistance, une expertise pour développer ce concept".

Samedi à Kampala, un mini-sommet de la CIRGL s'est clôturé sans avancées concrètes sur l'établissement ce cette force neutre qui devrait cependant être opérationnelle d'ici trois mois, sous mandat de l'Union africaine et de l'ONU.

La visite d'Hervé Ladsous s'inscrit dans le cadre du sommet des Nations Unies sur les problèmes de la RDC et de la région des Grands Lacs, prévu le 27 septembre à New York. Cette rencontre sera présidée par le secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon.

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