NOUVELLES

Consulat américain attaqué: Tripoli accuse des pro-Kadhafi et Al-Qaïda

12/09/2012 09:48 EDT | Actualisé 12/11/2012 05:12 EST

Les autorités libyennes ont pointé du doigt à la fois les partisans de l'ancien régime de Mouammar Kadhafi et le réseau Al-Qaïda après l'attaque mardi soir contre le consulat américain à Benghazi dans laquelle quatre Américains ont péri dont l'ambassadeur.

"Ce qui s'est passé hier, coïncide avec le 11 septembre et a une signification claire", a déclaré le président du Congrès général national (CGN), plus haute autorité politique du pays, Mohamed al-Megaryef, au cours d'une conférence de presse à Tripoli.

Il n'a pas nommément cité Al-Qaïda mais les attentats du 11 septembre 2001 aux Etats-Unis ont été revendiqués par ce réseau.

"Nous refusons catégoriquement que notre territoire soit utilisé comme un terrain d'opérations de vengeance lâches", a-t-il ajouté.

Plus tôt, en lisant un communiqué, M. Megaryef a pointé du doigt également les partisans de l'ancien régime kadhafiste, tombé en octobre 2011.

Selon lui, l'attaque du consulat à Benghazi (est) a coïncidé avec d'autres tentatives de faire échouer l'expérience démocratique en Libye et de porter atteinte aux réalisations des autorités notamment l'extradition de "plusieurs symboles de l'ancien régime et à leur tête Abdallah al-Senoussi", dont celle de l'ex-chef des renseignements début septembre.

Le chef du gouvernement libyen, Abdelrahim al-Kib, a refusé au cours de la même conférence de presse d'accuser une quelconque partie, estimant que cela porterait préjudice à l'enquête en cours.

Dans un tweet, le vice-Premier ministre Moustapha Abou Chagour, a accusé des "parties extrémistes". "Les organisations de la société civile doivent avoir un rôle pour mobiliser le peuple contre les actes criminels commis par des parties extrémistes qui ne représentent pas le peuple libyen", a écrit M. Abou Chagour.

ila/tp

PLUS:afp