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Conflit: McGuinty demande aux enseignants de ne pas annuler certains services

12/09/2012 06:41 EDT | Actualisé 12/11/2012 05:12 EST

TORONTO - Les enseignants de l'Ontario ne devraient pas renoncer à leurs implications dans des activités parascolaires parce qu'ils sont fâchés contre le gouvernement qui leur a retiré le droit de grève et imposé des contrats de travail, a déclaré mercredi le premier ministre de l'Ontario, Dalton McGuinty.

Les activités supervisées par les professeurs après les heures de classe sont importantes pour les élèves et leurs familles, et les professeurs le savent, a déclaré M. McGuinty après avoir visité un collège de Toronto.

Il a ajouté comprendre, et même accepter, que ses opinions diffèrent de celles des enseignants, faisant allusion à un «moment difficile» à passer.

Le premier ministre ontarien a toutefois insisté sur le fait qu'il n'accepterait pas que les enseignants décident d'annuler des services qui constituent une «partie essentielle» de ce à quoi les enfants s'attendent de la part des «excellents enseignants de l'Ontario».

Le ton optimiste de M. McGuinty détonnait par rapport à celui adopté par trois syndicats qui ont déclaré la guerre à son gouvernement en raison de la nouvelle loi anti-grève adoptée mardi.

Les syndicats, qui représentent 191 000 enseignants et employés d'école, suggèrent à leurs membres de laisser tomber les activités parascolaires.

La Fédération des enseignants des écoles secondaires de l'Ontario a soutenu une manifestation d'une journée mercredi, tandis que la Fédération des enseignants de l’élémentaire de l’Ontario est allée plus loin, demandant plutôt à ses 76 000 membres de ne plus accomplir leurs tâches bénévoles.

Les libéraux minoritaires et les conservateurs ontariens se sont associés mardi pour assurer l’adoption du projet de loi qui a pris effet mercredi. La loi impose de nouveaux contrats de travail de deux ans qui annulent les augmentations de salaires prévues et réduit les avantages sociaux. Le gouvernement a aussi le pouvoir, pour les deux prochaines années, d’interdire les grèves et les lockouts.

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