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Canada: la rupture avec l'Iran pas liée à une éventuelle attaque israélienne

12/09/2012 03:07 EDT | Actualisé 12/11/2012 05:12 EST

La fermeture de l'ambassade canadienne à Téhéran n'a rien à voir avec une hypothétique attaque militaire israélienne contre des sites d'enrichissement d'uranium en Iran, a déclaré mercredi le ministre canadien des Affaires étrangères, John Baird.

"Je l'ai déjà dit et je vais le répéter: nous ne sommes pas au courant d'une action militaire imminente (en Iran) de la part du gouvernement d'Israël ou du gouvernement des Etats-Unis", a dit M. Baird lors d'une conférence de presse téléphonique depuis l'Inde, où il se trouve en visite officielle.

"Cela n'a rien à voir avec notre décision concernant l'ambassade", a-t-il ajouté.

Interrogé sur une rencontre qu'il a eue en Israël en janvier dernier avec Tamir Pardo, le directeur du Mossad, le service des renseignements israéliens, M. Baird a indiqué que cette réunion ne constituait pas une "surprise" puisqu'il en avait déjà fait état.

"Lors de mon voyage en Israël, à l'instar de voyages précédents à Londres, à Washington et à New York, j'ai voulu obtenir des avis et des conseils de sources étrangères sur la menace que constitue le gouvernement iranien", a-t-il déclaré.

"J'ai aussi eu la chance de rencontrer en Israël Meïr Dagan", le prédécesseur de M. Pardo au Mossad, "et je dirais donc que j'ai eu une bonne perspective sur la situation, mais rien en particulier qui nous a amené à fermer notre ambassade à Téhéran".

De nombreux facteurs, y compris la sécurité de l'ambassade elle-même et des diplomates canadiens à Téhéran, ont mené à cette décision annoncée vendredi dernier, a-t-il répété.

Allié fidèle d'Israël, le Canada est monté en première ligne des pays occidentaux face à l'Iran en suspendant vendredi dernier ses relations diplomatiques avec Téhéran et en expulsant les diplomates iraniens encore présents à Ottawa.

Le gouvernement conservateur canadien a justifié cette décision en invoquant l'"aide militaire croissante" de l'Iran au régime syrien, le programme nucléaire controversé de la République islamique, les menaces proférées par le régime contre Israël et le fait que Téhéran représente "la menace la plus importante à la paix et à la sécurité mondiales à l'heure actuelle".

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