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BAE Systems et EADS discutent d'une possible fusion

12/09/2012 01:18 EDT | Actualisé 12/11/2012 05:12 EST

LONDRES - Les groupes aéronautiques BAE Systems et EADS ont annoncé mercredi qu'ils étaient en discussion au sujet d'un «éventuel rapprochement de leurs activités». Le nouveau groupe serait détenu à 40 pour cent par les actionnaires de BAE Systems et à 60 pour cent par ceux d'EADS. À Paris, l'Élysée n'a pas fait de commentaire.

Dans un communiqué confirmant les discussions, les deux entreprises font état d'une «longue histoire de collaboration» sur des projets importants, dont Eurofighter ou la coentreprise MBDA.

«Le rapprochement envisagé serait réalisé par la création d'une structure à double cotation (...), permettant aux deux sociétés d'être gérées comme un seul groupe grâce à des mécanismes d'égalisation des droits économiques et d'autres accords contractuels, tout en restant admises aux négociations sur leurs places boursières respectives», souligne l'entreprise britannique BAE Systems.

BAE Systems, spécialisée dans les secteurs de la défense et de l'aérospatiale, ajoute que «le rapprochement envisagé permettrait de créer un groupe d'envergure internationale dans les secteurs de l'aérospatiale, de la défense et de la sécurité, avec des centres de production très importants et des pôles d'excellence technologiques en France, en Allemagne, en Espagne, au Royaume-Uni et aux États-Unis».

Remarquant qu'ils avaient «des activités dans le secteur très régulé et sensible de la défense, notamment aux États-Unis, au Royaume-Uni, en France, en Allemagne, en Espagne, en Arabie Saoudite et en Australie», les deux groupes expliquent que des discussions ont «été engagées avec plusieurs gouvernements sur les conséquences de l'opération envisagée».

«Dans ce cadre, la structure en cours de discussion prévoit que certaines activités de défense pourraient rester séparées et être soumises à des règles de gouvernance spécifiques afin de prendre en compte leur importance stratégique et les problématiques de sécurité nationale, en particulier aux États-Unis, qui représente un marché clé pour le groupe combiné», ajoute BAE Systems.

«Tout accord sur un éventuel rapprochement devra être préalablement approuvé, entre autre, par le conseil d'administration d'EADS», précise dans un communiqué le groupe européen d'aéronautique et de défense EADS. «Il n'y a aucune certitude quant à la réalisation de cette opération, et une communication sera faite en temps voulu.»

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