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Au moins cinq Américains blessés lors de l'attaque de Benghazi (responsable américain)

12/09/2012 02:49 EDT | Actualisé 12/11/2012 05:12 EST

Au moins cinq Américains ont été blessés lors de l'attaque contre le consulat américain de Benghazi en Libye, au cours de laquelle l'ambassadeur américain et trois autres personnes ont été tuées, a indiqué mercredi un responsable américain.

Selon un premier bilan du gouvernement américain, au moins cinq civils Américains ont été blessés lors de l'attaque mardi à Benghazi (est de la Libye) par des hommes armés qui protestaient contre un film jugé insultant pour l'islam, a précisé à des journalistes ce responsable, sous couvert d'anonymat.

"Environ cinq ou six personnes ont été blessées", a déclaré ce responsable, sans donner plus de précisions.

Le représentant permanent adjoint libyen à l'ONU, Ibrahim Dabbashi, avait rapporté plus tôt mercredi que l'attaque du consulat des Etats-Unis à Benghazi avait fait une dizaine de victimes --tuées ou blessées-- parmi les agents de sécurité libyens qui protégeaient le bâtiment.

L'ambassadeur américain Christopher Stevens et trois autres fonctionnaires américains ont été tués lors de cette attaque menée par des manifestants protestant contre un film réalisé par un homme ayant la double nationalité israélienne et américaine et décrivant l'islam comme un "cancer".

Les circonstances précises de l'attaque font toujours l'objet d'une enquête et il est trop tôt pour en tirer des conclusions, ont indiqué des responsables américains. "C'est trop tôt pour le dire", a affirmé à l'AFP un autre responsable américain, sous couvert d'anonymat.

Des médias américains rapportaient mercredi que les Etats-Unis se préparaient à utiliser des drones (avions télécommandés) contre des camps islamistes afin d'aider la Libye à retrouver les auteurs de l'attaque.

Cette information a été confirmée par un responsable américain.

Le président Barack Obama et sa secrétaire d'Etat Hillary Clinton ont promis de préserver "l'amitié" entre Washington et Tripoli, et ils continuent à échanger des informations avec le nouveau gouvernement libyen.

"Nous avons des moyens dans la région", a conclu le responsable américain interrogé par l'AFP.

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