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Une vidéo sur Mahomet déclenche des violences contre les États-Unis

11/09/2012 02:05 EDT | Actualisé 11/11/2012 05:12 EST

TRIPOLI, Libye - Une vidéo jugée offensante envers le prophète Mahomet a déclenché des violences contre les autorités américaines, mardi, en Égypte et en Libye, entraînant la mort d'un employé du consulat à Benghazi.

Des hommes armés ont ainsi pris d'assaut le consulat américain dans cette ville de Libye. Des témoins ont affirmé que l'attaque avait emporté la majeure partie de l'édifice dans les flammes.

Un employé du consulat américain est mort dans l'attaque et un autre a été blessé, a rapporté un responsable lybien de la sécurité.

Des manifestants, pour la plupart des islamistes ultraconservateurs, ont aussi escaladé les murs de l'enceinte de l'ambassade des États-Unis au Caire, pénétré dans la cour et amené le drapeau américain pour protester contre ce film jugé insultant envers le prophète Mahomet.

Les protestataires ont remplacé les couleurs américaines par un drapeau noir. Ils ont essayé de déchirer le drapeau américain faute d'avoir réussi à le brûler. Selon des responsables de l'ambassade, aucun personnel de la représentation n'était alors présent dans le bâtiment.

Des centaines de personnes s'étaient massées devant la représentation diplomatique américaine pour protester contre le film qui, selon les médias égyptiens, a été produit récemment aux États-Unis. Des extraits disponibles sur le site de partage de vidéos en ligne YouTube montrent le prophète de l'Islam ayant des relations sexuelles et mettent en doute son rôle de porteur de la parole de Dieu.

Sur un immense étendard noir était écrite la profession de foi musulmane: «Il n'y a de Dieu que Dieu et Mahomet est son prophète.»

Le drapeau noir, similaire à une bannière utilisée par Al-Qaïda, est utilisé fréquemment par des fondamentalistes dans la région.

En soirée, la manifestation avait pris de l'ampleur, avec des milliers de personnes se tenant devant l'ambassade au Caire.

Des dizaines de policiers antiémeute se sont alignés le long des murs de l'ambassade. Ils n'ont pas bloqué les protestataires qui ont continué à grimper le mur et à s'y tenir debout, en chantant. Mais il semble que ceux-ci ne se rendaient plus en soirée dans l'enceinte de l'ambassade.

Un jeune membre d'un mouvement ultraconservateur salafiste, Abdel-Hamid Ibrahim, a fait valoir qu'il s'agissait d'une «réaction tout à fait normale» face au traitement réservé au prophète Mahomet.

À Washington, le département d'État affirmait dans la journée travailler avec les autorités égyptiennes pour tenter de rétablir l'ordre.

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