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Syrie: l'Iran veut l'Irak et le Venezuela dans le groupe de contact

11/09/2012 10:01 EDT | Actualisé 11/11/2012 05:12 EST

L'Iran, allié régional de Damas, a proposé mardi d'inviter ses alliés irakien et vénézuélien au sein du "groupe de contact" sur la Syrie, auquel appartiennent l'Egypte, l'Arabie saoudite et la Turquie, trois pays réclamant le départ du président Bachar al-Assad.

Le vice-ministre iranien des Affaires étrangères Hossein Amir Abdollahian, dépêché par Téhéran au Caire lundi, a appelé à ce que "l'Irak, qui assure actuellement la direction de la Ligue arabe, et le Venezuela, en tant que membre de la troïka des Non-Alignés" soient inclus dans le groupe, selon le site de son ministère.

Lors du sommet des Non-Alignés fin août à Téhéran, l'Iran avait proposé de former une troïka sur la Syrie, avec notamment ses deux grands alliés, l'Irak, à majorité chiite comme l'Iran, et le président vénézuélien Hugo Chavez.

M. Amir Abdollahian a qualifié la proposition de l'Egypte d'accueillir une réunion des ministres des Affaires étrangères de ce groupe de contact d'"avancée positive" pour mettre fin au conflit en Syrie.

Selon un diplomate turc, cette réunion pourrait avoir lieu la semaine prochaine.

Il a salué la volonté égyptienne de parvenir à un règlement sur la base d'un "consensus" au sein du groupe, visant un cessez-le-feu, le maintien de la souveraineté de la Syrie et le rejet de toute intervention étrangère.

C'est une "solution équilibrée", a estimé M. Amir Abdolahian, qui a par ailleurs exprimé son soutien à la mission du nouvel émissaire international Lakhdar Brahimi.

Le Caire, Ankara et Ryad exigent le départ de M. Assad, tandis que l'Irak, dont le gouvernement est dominé par les chiites, s'inquiète d'une chute du régime alaouite --une branche du chiisme-- en Syrie, qui pourrait déboucher sur l'arrivée au pouvoir de sunnites moins favorables au développement des relations entre les deux pays.

L'Iran, quant à lui, considère que le maintien au pouvoir de M. Assad est "stratégique" pour son influence dans la région.

Pour cette raison, les Occidentaux l'ont exclu de tous leurs efforts diplomatiques, notamment au sein du "Groupe d'action sur la Syrie" réunissant les cinq membres permanents du conseil de sécurité de l'ONU, la Turquie et des pays représentants de la Ligue arabe.

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