NOUVELLES

Québec: une coalition réclame la fermeture de l'unique centrale nucléaire

11/09/2012 02:52 EDT | Actualisé 11/11/2012 05:12 EST

Une coalition de groupes écologistes et scientifiques a réclamé mardi la fermeture de l'unique centrale nucléaire de la province de Québec, Gentilly-2, ouverte en 1983 et arrêtée depuis fin juillet en raison d'une panne.

Cette coalition, réunie autour du mouvement "Sortons le Québec du nucléaire", a demandé au nouveau gouvernement élu du Parti québécois de confirmer son engagement de procéder au déclassement de cette centrale, située sur le bord du Saint-Laurent, à environ 150 km au nord-est de Montréal.

Pauline Marois, élue mardi dernier Premier ministre du Québec, "est certainement au fait qu'il n'est pas nécessaire de procéder à un vote à l'Assemblée nationale, ni même d'adopter un nouveau décret, pour annoncer la fermeture définitive de Gentilly-2 et ainsi remplir son engagement", a dit à la presse un porte-parole de "Sortons le Québec du nucléaire", Christian Simard.

"Elle n'a qu'à faire une déclaration en ce sens et aviser le PDG d'Hydro-Québec (le géant public québécois de l'électricité, ndlr) que son gouvernement n'autorisera pas sa réfection", a ajouté M. Simard.

"Le porte-parole d'Hydro-Québec a même confirmé que le permis d'opération ne permet pas de maintenir la centrale en activité au-delà de décembre 2012", a-t-il affirmé.

Le gouvernement libéral sortant avait suspendu le projet de réfection de la centrale l'an dernier, le temps d'obtenir de nouvelles études à la suite de la catastrophe de Fukushima, au Japon, mais se disait prêt à réaliser ces travaux.

La centrale est arrêtée depuis le 27 juillet en raison d'une panne.

Evalué à 1,9 milliard de dollars en 2008, le projet de remplacement du réacteur de technologie canadienne CANDU dépasserait maintenant les 3 milliards de dollars, a indiqué la coalition sur la foi de "nouvelles données" provenant de "sources bien informées".

La réfection de Gentilly-2 constituerait "un éléphant blanc" pour Hydro-Québec, "alors même que nous n'avons pas besoin de cette électricité-là", a encore déclaré M. Simard.

La majeure partie de l'électricité du Québec provient des immenses barrages hydro-électriques du nord de la province, Gentilly-2 ne contribuant que pour environ 2% de la production totale.

jl/sab/sam

PLUS:afp