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Obama décline une demande israélienne de recevoir Netanyahu (responsable israélien)

11/09/2012 03:40 EDT | Actualisé 11/11/2012 05:12 EST

Le président américain Barack Obama a décliné une demande israélienne de recevoir le Premier ministre Benjamin Netanyahu lors de sa prochaine visite aux Etats-Unis pour l'Assemblée générale de l'ONU, a déclaré mardi soir à l'AFP un haut responsable israélien.

La Maison Blanche s'est cependant empressée de démentir que M. Obama refusait de voir M. Netanyahu.

"Pour le moment, la réponse a été que le calendrier très serré d'Obama ne permettait pas une telle rencontre", a affirmé ce responsable, sous couvert de l'anonymat, en précisant que la partie israélienne avait sollicité cette entrevue.

Cette rebuffade survient au moment où Israël et les Etats-Unis affichent de plus en plus ouvertement leurs divergences sur le dossier nucléaire iranien.

Washington, privilégiant à ce stade la voie diplomatique, a opposé lundi une fin de non-recevoir aux demandes répétées de M. Netanyahu d'imposer à l'Iran une "ligne rouge claire" pour l'empêcher de se doter de l'arme nucléaire.

En réponse, M. Netanyahu a affirmé mardi que la communauté internationale ne pouvait pas demander à Israël d'attendre avant d'agir vis-à-vis de l'Iran si elle ne fixait pas de "lignes rouges" au régime de Téhéran.

"Le monde dit à Israël qu'il y a encore du temps. Moi je réponds: +du temps pour quoi? Du temps jusqu'à quand+?", a déclaré M. Netanyahu lors d'une conférence de presse conjointe avec son homologue bulgare Boïko Borissov à Jérusalem.

"Ceux dans la communauté internationale qui refusent de fixer des lignes rouges à l'Iran n'ont pas le droit moral d'imposer un feu rouge à Israël", a averti le Premier ministre israélien.

Les gouvernements israélien et américain multiplient les déclarations antagoniques sur la crise iranienne, témoignant de frictions persistantes sur ce dossier entre l'administration de Barack Obama et Benjamin Netanyahu.

L'Iran est soupçonné par les grandes puissances et Israël de vouloir se doter de l'arme atomique sous couvert de son programme nucléaire civil, ce que Téhéran nie catégoriquement.

jjm-agr/vl

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