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Mondial-2014/Qualif - Soldado libère l'Espagne face à la Géorgie

11/09/2012 03:36 EDT | Actualisé 11/11/2012 05:12 EST

L'Espagne s'est imposée aux forceps (1-0) face à une Géorgie qui a fait douter les champions du monde et d'Europe jusqu'au but salvateur de Soldado à quatre minutes de la fin, mardi à l'extérieur, pour son premier match de qualifications du groupe I pour le Mondial-2014.

Les partenaires de Casillas ont ainsi eu toutes les peines du monde à prendre le meilleur sur une équipe de Géorgie qui a su jouer avec ses armes, érigeant une véritable muraille face à ses visiteurs et attendant de rares possibilités de contre.

Mais un but de Soldado, titulaire-surprise sur le front de l'attaque quand Del Bosque avait choisi de ne pas l'emmener au dernier Euro remporté par la Roja, a finalement libéré les siens à quatre minutes de la fin du temps réglementaire.

Jusqu'ici, le plan du sélectionneur géorgien Ketsbaia avait pourtant parfaitement fonctionné. Pouvant s'appuyer sur un excellent portier, Loria, le double rideau défensif des locaux a longtemps désespéré des Espagnols ultra-dominateurs, mais péchant par manque de réalisme.

A cela s'ajoutait que certains défauts de la Roja, déjà entrevus lors de l'Euro-2012, sont revenus au galop: un goût un peu trop baroque pour la possession de balle, et une tendance à passer par l'axe au lieu d'écarter sur les ailes.

Dans un match à sens unique, Xavi et les siens ont certes fait subir à leurs adversaires une domination écrasante, mais ont bien failli devoir partager les points avec une Géorgie batailleuse et volontaire.

Après avoir constaté que les combinaisons et même les coup de pied arrêtés, comme cette tête de Ramos sur un corner (10), restaient inefficaces, les visiteurs s'en remettaient aux frappes de loin.

Mais la malchance s'en mêlait: à la 28e, Silva, l'un des joueurs les plus en vue, armait ainsi une belle frappe du gauche, mais le poteau repoussait sa tentative. Quant à Xavi, il voyait une fois de plus un excellent Loria détourner en corner sa frappe des 18 mètres.

Au retour des vestiaires, le même scénario reprenait. Mais les Géorgiens, sentant que leur plan portait ses fruits, s'enhardissaient un peu plus.

Et à la 54e, le ciel manquait de tomber sur la tête des champions du monde: à la suite d'une hésitation des défenseurs espagnols, Amisulashvili était tout près de donner l'avantage aux siens. Casillas, battu, pouvait remercier son poteau droit.

Devant la nervosité qui commençait gagner ses joueurs, Del Bosque choisissait de toucher à son sacro-saint milieu défensif Busquets-Xabi Alonso pour faire entrer un autre atout offensif, Pedro. Mais les Ibères ne trouvaient toujours pas la faille.

Alors que même Iniesta commençait à perdre son légendaire sang-froid, Soldado, le grand absent de l'Euro-2012 et jusqu'ici extrêmement discret, surgissait pour soulager les siens.

Le Valencien reprenait victorieusement du droit un bon service de Fabregas, entré lui aussi en jeu pour provoquer la différence (86).

Passé l'obstacle géorgien, la prochaine étape pour la Roja s'appelle désormais le Bélarus, également à l'extérieur, le 12 octobre, avant un choc avec la France, le 16 octobre au stade Vicente-Calderon de Madrid.

cle/smr

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