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Maroc: jusqu'à 9 milliards de dollars à investir dans le solaire (ministre)

11/09/2012 12:05 EDT | Actualisé 11/11/2012 05:12 EST

La construction de cinq parcs solaires au Maroc à l'horizon 2020, l'objectif du royaume, pourrait coûter "jusqu'à neuf milliards de dollars", a déclaré mardi à l'AFP le vice-ministre de l'Energie, qui s'est dit confiant sur son financement.

"Notre objectif est qu'en 2020, 42% de notre production énergétique provienne d'énergies renouvelables, dont 14% du solaire", a souligné Mohammed Zniber en marge d'une conférence internationale sur l'énergie solaire à Marrakech (sud).

Il a réaffirmé la volonté du royaume de construire durant cette période cinq parcs solaires, et indiqué que ces investissements représentaient un coût "de moins de neuf milliards de dollars".

"Nous sommes certains qu'un grand nombre d'investisseurs seront intéressés et que nous trouverons donc les financements pour ces projets. Nous sommes très confiants", a-t-il dit.

A l'heure actuelle, il n'existe qu'un seul complexe solaire, hybride -à la fois solaire et gazier-, à Aïn Beni Mathar (nord-est).

En 2020, la production totale doit atteindre 2.000 mégawatts.

Point de départ de son projet 2020, le Maroc a lancé à la fin du printemps des travaux pour la construction d'un premier parc, à Ouarzazate (sud), dont la première centrale constituera la plus grande installation thermo-solaire au monde. Elle doit être terminée en 2015 et sa capacité sera de 500 mégawatts.

Le projet 2020 doit notamment permettre au royaume de réduire ses émissions de CO2 de 3,7 millions de tonnes, alors que, selon le vice-ministre, la consommation énergétique a connu une hausse de 10% dans le pays en 2012.

Hormis le solaire, le Maroc mise sur l'éolien, autre ressource dont il ne manque pas.

En revanche, contrairement à d'autres pays de la région, le royaume ne dispose pas d'importantes réserves en hydrocarbures et doit dépenser chaque année plusieurs milliards de dollars pour importer du pétrole. Il est en outre dépendant de l'Espagne en cas de pic de consommation électrique.

Présent à Marrakech, Paolo Frankl, directeur de la branche "énergies renouvelables" au sein de l'Agence internationale de l'énergie (AIE), a qualifié le Maroc d'exemple à suivre, et s'est également montré optimiste s'agissant des ambitions du royaume.

Placée sous l'égide de l'AIE, la conférence "SolarPaces" a réuni mardi près de 1.000 participants (chercheurs, ingénieurs, responsables politiques ou encore investisseurs), de 40 nationalités différentes. Pour sa 18e édition, elle se tenait pour la première fois sur le continent africain.

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