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Légionellose: la direction de santé publique de Québec confirme un 12e décès

11/09/2012 12:03 EDT | Actualisé 11/11/2012 05:12 EST

QUÉBEC - La Direction régionale de santé publique de la Capitale-Nationale a confirmé mardi un 12e décès lié à l'éclosion de légionellose à Québec. Jusqu'ici 176 personnes ont développé la maladie depuis le 17 juillet dans la Vieille-Capitale.

Les autorités soutiennent néanmoins que la situation demeure sous contrôle et que le nombre de cas a cessé de croître. En fait, personne n'a développé de nouveaux symptômes depuis le 29 août.

La Direction de la santé publique continue de croire que la source de la contamination a été contrôlée depuis le nettoyage complet des tours de refroidissement dans le périmètre qui avait été ciblé par une série d'inspections.

Il s'agit de l'hypothèse principale retenue par les autorités, mais la Direction de la santé publique affirme rester ouverte, puisque la source de contamination n'a toujours pas été identifiée formellement.

Outre les tours de refroidissement, d'autres sources probables, répertoriées dans la littérature scientifique internationale, ont aussi été considérées. Ces sources sont les bassins de rétention d'eau ou encore la terre, puisque la légionelle peut être trouvée dans le sol.

Un expert en ventilation de Québec a d'ailleurs suggéré que des travaux d'excavation dans la Haute-Ville de Québec fassent l'objet d'analyse, puisqu'ils pourraient constituer un foyer d'infection, à son avis.

Cette piste n'est pas différente d'autres cas répertoriés dans un document de l’Institut national de l’environnement industriel et des risques. Ce document, produit en 2007, recense les sources potentielles de légionelle autres que les tours de refroidissement et les eaux chaudes sanitaires.

Les experts français qui ont participé à cette étude soutiennent que la légionelle est une bactérie ubiquitaire, que l'on peut donc trouver en de multiples endroits, tant dans des réservoirs artificiels que des circuits d'eau chaude ou encore le sol.

À Québec, la Direction de la santé publique a dit avoir considéré ces autres possibilités, qui ont toutefois été éliminées parce qu'elles ne concordaient pas avec la localisation des cas, la direction des vents et les modes de dispersion qui auraient pu se traduire par une aussi grande propagation.

En raison des délais d'analyse et du traitement des échantillons en laboratoire, les résultats des enquêtes épidémiologiques ne seront connus qu'à la mi-octobre.

C'est à ce moment, seulement, que les données issues des prélèvements et des cultures pour l'ensemble des tours de refroidissement apporteront peut-être certaines réponses.

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