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Légionellose à Québec : des travaux d'excavation en Haute-Ville montrés du doigt

11/09/2012 09:36 EDT | Actualisé 11/11/2012 05:12 EST

Des travaux d'excavation en Haute-Ville pourraient être à l'origine de la contamination à la légionellose qui a frappé la ville de Québec dès la mi-juillet. C'est du moins l'hypothèse soulevée par un expert en ventilation, Martin Auger, qui a étudié la direction des vents pendant la période d'éclosion de la maladie.

Après avoir analysé la météo et les vents du mois de mai jusqu'au 8 septembre, Martin Auger, de la firme ABI Environnement, conclut que même si les cas de légionellose ont été observés dans les quartiers centraux, l'origine de la contamination peut provenir d'ailleurs. « J'ai pris les directions du vent. Juste après, j'ai regardé la carte de la santé publique et j'ai placé mes résultats. Ça a donné quelque part autour des plaines d'Abraham. »

Dans ce secteur, l'expert a ciblé notamment les travaux d'excavation du Musée national des beaux-arts du Québec (MNBAQ). Il croit que l'eau stagnante dans l'immense trou creusé pour l'agrandissement du musée pourrait être en cause. Les vents analysés par l'expert auraient pu projeter la bactérie vers les quartiers centraux.

« Au début, je me disais que ça prend une énorme source pour attaquer tout le monde comme ça. Et finalement, je me suis aperçu que si on a un réservoir, on n'est pas obligé d'avoir une grande source. Au fil des jours, quand les vents sont propices, la bactérie peut descendre et s'accumuler comme dans un bassin et là causer des problèmes », explique-t-il.

Martin Auger croit que si les tours de refroidissement des édifices avaient réellement été en cause comme le soutient la santé publique, le problème aurait été réglé en quelques jours après la désinfection. L'expert admet toutefois qu'il n'a effectué aucune analyse de l'eau contenue dans le trou situé devant le musée pour y déceler la bactérie responsable de la légionellose.

Martin Auger a fait parvenir les résultats de ces études à la santé publique et à la Ville de Québec dans l'espoir de faire avancer les recherches sur la source de la contamination. La Direction régionale de la santé publique a affirmé la semaine dernière que les analyses pour tenter de découvrir la source exacte de la contamination se poursuivent toujours. Les résultats devraient être connus à la mi-octobre.

Aucun nouveau cas de légionellose n'a été rapporté par la santé publique depuis jeudi dernier.

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