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Les tests de détection du cancer ovarien inutiles (experts américains)

11/09/2012 10:47 EDT | Actualisé 11/11/2012 05:12 EST

Les tests les plus communément recommandés pour détecter la présence d'un cancer de l'ovaire chez des femmes en bonne santé sont inutiles et souvent néfastes, a conclu un groupe fédéral américain de cancérologues.

Ces examens, qui consistent en des analyses de sang pour traquer une substance liée à ce cancer et un scanner des ovaires, ne permettent pas de réduire la mortalité, a indiqué le groupe de travail des services de prévention américains (US Preventive Services Task Force) dans un communiqué publié lundi soir sur son site internet, ainsi que dans les Annales de médecine interne.

De plus, ces procédures provoquent de nombreux faux positifs conduisant à des interventions chirurgicales inutiles avec un taux élevé de complications, ont-ils ajouté.

"Il n'existe aucune méthode efficace de dépistage du cancer ovarien permettant de réduire la mortalité", a affirmé le Dr Virginia Moyer, la présidente de ce groupe de travail.

"En fait, une proportion élevée de femmes qui subissent ces examens ont des faux positifs et peuvent de ce fait souffrir de complications inutiles telles qu'une intervention chirurgicale lourde", a-t-elle ajouté.

Ces recommandations concernent des femmes sans aucun symptôme de cancer ovarien et qui ne sont pas porteuses de certaines mutations génétiques, telles que celles des gènes BRCA1 et BRCA2 qui accroissent le risque de la maladie.

D'autres associations médicales américaines font déjà les mêmes recommandations que celles du groupe de travail fédéral, comme l'association américaine contre le cancer (American Cancer Society) ou le groupement américain des gynécologues (American Congress of Obstetricians and Gynecologists).

L'US Preventive Task Force, un groupe de seize médecins spécialistes indépendants nommés par le gouvernement fédéral, avait déjà conclu à l'inutilité d'un test de dépistage du cancer de la prostate dit P.S.A, un dosage sanguin pour les hommes, et à une mammographie de routine chez les femmes de moins de 50 ans pour déceler d'éventuelles tumeurs cancéreuses du sein.

Si les recommandations concernant les tests de détection du cancer ovarien font l'objet d'un large consensus dans la communauté médicale, il n'en est pas de même pour la prostate et les mammographies, qui restent l'objet de controverses.

La cancer de l'ovaire est assez rare avec 22.200 nouveaux cas par an aux Etats-Unis et 15.500 décès.

js/are

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