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Le pétrole termine en hausse à New York, stimulé par la Fed jeudi

11/09/2012 03:02 EDT | Actualisé 11/11/2012 05:12 EST

Les cours du pétrole à New York ont fini la séance en hausse mardi, les investisseurs tablant sur une annonce de nouvelles mesures par la Banque centrale américaine (Fed) à l'issue de sa réunion jeudi et sur une baisse importante des réserves de brut américain.

Le baril de "light sweet crude" (WTI) pour livraison en octobre a avancé de 63 cents par rapport à la clôture de lundi sur le New York Mercantile Exchange (Nymex), s'établissant à 97,17 dollars.

Dans un marché "aux faibles volumes", les cours sont soutenus "par l'anticipation d'une annonce d'une troisième phase de rachats d'obligations par le comité de politique monétaire" de la Fed, a noté Tim Evans de Citigroup.

Des mesures de soutien de la Fed, notamment via des injections de liquidités dans l'économie, sont de nature à stimuler les achats de matières premières, mais aussi à diluer la valeur du dollar -- ce qui rend plus attractifs les achats de brut libellés dans la monnaie américaine.

Les investisseurs tablaient par ailleurs sur une baisse des réserves de pétrole américain la semaine dernière, affectées par le passage de l'ouragan Isaac fin août dans le golfe du Mexique, qui a conduit à l'arrêt pendant plusieurs jours d'une grande partie des importations et de la production dans la région.

Le département américain de l'Energie (DoE) publiera mercredi dans la matinée ses chiffres hebdomadaires sur les stocks de brut et "les opérateurs s'attendent à un recul important, peut-être un plus bas depuis cinq mois", a noté Matt Smith, de Summit Energy.

La vigueur de l'euro, qui s'est hissé à un plus haut en quatre mois face au dollar, participait également au regain sur le marché du brut.

Outre le fait qu'un affaiblissement du billet vert rende moins attractifs les achats de brut libellés en dollars pour les investisseurs munis d'autres devises, les marchés de l'euro et du brut "vont souvent de pair" car ils témoignent tous deux d'un "appétit pour le risque", a souligné M. Smith.

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