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Le pétrole ouvre en hausse à New York à 97,04 dollars le baril

11/09/2012 09:32 EDT | Actualisé 11/11/2012 05:12 EST

Les cours du pétrole ont débuté la séance en hausse mardi, dans un marché aux faibles volumes, les courtiers optant pour l'optimisme à la veille d'une décision importante pour l'euro et du début d'une réunion de la Réserve fédérale américaine (Fed).

Vers 13H00 GMT, le baril de référence pour livraison en octobre prenait 50 cents, à 97,04 dollars, sur le New York Mercantile Exchange (Nymex).

Le marché "est plutôt tranquille ce matin, reprenant son souffle avant un mercredi qui s'annonce agité, avec la décision de la cour constitutionnelle allemande (sur le nouveau fonds de secours européen, ndlr) et le début de la réunion de la Fed", a noté John Kilduff, analyste à Again Capital.

"Les rumeurs sur l'annonce de nouveaux rachats d'obligations à l'issue de la réunion de la Fed participent" à la hausse des prix, ont souligné les analystes de Commerzbank.

Après des statistiques très décevantes sur l'emploi américain vendredi, des chiffres publiés lundi ont montré un recul du crédit à la consommation aux Etats-Unis, incitant les investisseurs à tabler sur une intervention de la banque centrale américaine.

Des mesures de soutien de la Fed, notamment via des injections de liquidités dans l'économie, sont de nature à stimuler les achats de matières premières, mais aussi à diluer la valeur de dollar -- ce qui rend plus attractifs les achats de brut libellés dans la monnaie américaine.

"Les inquiétudes persistantes sur la Syrie et l'évolution de la situation entre Israël et l'Iran" constituent une "prime géopolitique pour le pétrole", a par ailleurs noté M. Kilduff, soulignant que les récents propos du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu avaient ravivé les craintes d'un conflit entre son pays et Téhéran.

Selon le responsable politique, la communauté internationale ne peut pas demander à Israël d'attendre avant d'agir vis-à-vis de l'Iran si elle n'impose pas de "lignes rouges" à Téhéran sur son programme nucléaire.

La hausse des cours restait toutefois limitée par la possibilité d'une utilisation par les autorités américaines des réserves stratégiques du pays pour alimenter le marché du brut, après les perturbations de production dans le golfe du Mexique fin août lors du passage de l'ouragan Isaac.

Par ailleurs le fait que l'organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) a très légèrement relevé mardi sa prévision de demande mondiale de brut pour 2013, tout en soulignant l'existence d'un "risque baissier" au vu d'une possible propagation du "ralentissement économique dans les pays développés" aux "régions hors de l'OCDE" va "probablement freiner tout gain important", a avancé M. Kilduff.

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