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Crise sociale: Le Premier ministre palestinien annonce une baisse du prix de l'essence

11/09/2012 06:41 EDT | Actualisé 11/11/2012 05:12 EST

Le Premier ministre palestinien Salam Fayyad a annoncé mardi une baisse des prix de l'essence et de la TVA, en réponse au mouvement de protestation sociale qui agite la Cisjordanie depuis une semaine.

"Le prix du carburant sera ramené à son niveau de la fin août", a déclaré M. Fayyad lors d'une conférence de presse à l'issue du Conseil des ministres, précisant que cette mesure serait effective dès mercredi.

Une partie des salaires des fonctionnaires pour le mois d'août seront versés pour moitié également mercredi, a-t-il ajouté.

"Nous réduirons la TVA à 15%, ce qui est le minimum possible pour nous à ce moment", a indiqué le Premier ministre palestinien, en allusion aux textes régissant les relations économiques avec Israël.

En outre, "des coupes supplémentaires seront effectuées dans les dépenses des ministères et des institutions gouvernementales, à l'exception des ministères de la Santé, de l'Education et des Affaires sociales", a affirmé M. Fayyad.

Plus d'un millier de fonctionnaires de l'Autorité palestinienne tenaient mardi matin un sit-in devant les bureaux du Premier ministre Salam Fayyad pour réclamer une baisse des prix des denrées de base et de l'essence.

Pendant le Conseil des ministres, de 1.000 à 1.500 employés des ministères, dont des enseignants, qui ont cessé le travail à 11H00 (08H00 GMT) observaient un sit-in devant les bureaux de M. Fayyad.

"Notre revendication est la réduction immédiate des prix de l'essence", a déclaré à la foule le chef du syndicat des fonctionnaires, Bassam Zakarneh.

"Nous n'appelons pas au départ de Fayyad lui-même mais au départ de sa politique économique", a expliqué M. Zakarneh.

"Nous demandons à Abou Mazen (le surnom du président Mahmoud Abbas) d'appliquer notre propre prix pour l'essence et de le réduire de 30%", a-t-il réclamé, estimant que l'accord économique israélo-palestinien de Paris est "caduc depuis 1999".

Le ministre palestinien des Affaires civiles Hussein al-Cheikh a annoncé dimanche avoir saisi le "gouvernement israélien par l'intermédiaire du ministère de la Défense" d'une demande de réouverture du protocole de Paris régissant les relations économiques bilatérales.

Signé le 29 avril 1994 à Paris, ce "protocole économique sur les relations économiques entre Israël et l'Organisation de libération de la Palestine (OLP)" accorde une liberté économique limitée aux Palestiniens.

Il prévoit notamment la rétrocession par Israël des taxes qu'il perçoit pour le compte de l'Autorité palestinienne et interdit que les prix du carburant en zone autonome soient inférieurs de plus de 15% à ceux pratiqués en Israël.

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