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Affaire Dumont : le film en attendant l'indemnisation

11/09/2012 09:15 EDT | Actualisé 11/11/2012 05:12 EST

Michel Dumont, dont la vie a inspiré le dernier film de Podz, L'affaire Dumont, attend toujours d'être indemnisé par les gouvernements du Canada et du Québec.

Dans son long-métrage, le prolifique réalisateur Podz (19-2, 10 ½ ) recrée les circonstances entourant l'emprisonnement dans les années 1990 de Michel Dumont (Marc-André Grondin), un homme accusé d'un viol qu'il nie avoir commis.

Condamné, puis incarcéré pendant 34 mois à Cowansville, Michel Dumont, qui n'a jamais cessé de clamer son innocence, devra sa libération et son acquittement en 1997 à la détermination de Solange, sa deuxième femme.

En 1997, l'émission Enjeux de Radio-Canada se penche sur cette affaire et interviewe la victime, qui revient sur ses accusations et qui se rend même à la prison pour accueillir Michel Dumont à sa sortie du pénitencier.

Aujourd'hui, même après avoir été blanchi des accusations de viol par la Cour du Québec, M. Dumont attend toujours des dédommagements des gouvernements du Québec et du Canada. Il réclame 2,5 millions de dollars, soutenant qu'il a été victime d'une erreur judiciaire qui aurait pu être évitée.

« L'ONU dit que le Québec et le Canada devraient me dédommager et j'ai été violé dans mes droits, j'attends encore des nouvelles », a déclaré Michel Dumont sur les ondes de RDI, rappelant qu'en mai 2010, le Comité des droits de l'homme des Nations unies lui a donné raison.

Le Canada fait toutefois valoir que l'acquittement d'une personne jugée coupable ne signifie pas qu'elle est innocente au sens de la loi, puisqu'elle n'a fourni aucune preuve en ce sens. L'ONU rejette cette interprétation du Pacte international.

M. Dumont a néanmoins déjà reçu une indemnisation de la police de Boisbriand, où le crime aurait eu lieu, après une entente à l'amiable. Le montant est confidentiel.

S'il éprouve toujours de la rancoeur envers le système judiciaire, Michel Dumont affirme vouloir dorénavant passer à autre chose. « Il ne faut pas garder toujours la colère, car ça attire le négatif », dit-il.

L'affaire Dumont prend l'affiche vendredi sur 44 écrans du Québec.

Regardez l'entretien avec Michel Dumont ainsi que des extraits de l'émission Enjeux (1997) :

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