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Syrie: quatre pays arabes tentent de trouver une solution

10/09/2012 05:08 EDT | Actualisé 10/11/2012 05:12 EST

LE CAIRE, Égypte - Une rencontre impliquant des diplomates de quatre puissances régionales — la Turquie, l'Arabie saoudite, l'Iran et l'Égypte — s'est tenue lundi, avec pour objectif de trouver une façon de résoudre le conflit syrien. Pendant ce temps, sur le terrain, les violences se poursuivaient.

Mise de l'avant par le nouveau président saoudien, cette initiative a pour objectif de réunir à la même table des alliés de la rébellion syrienne — l'Arabie saoudite, la Turquie et l'Égypte — et l'Iran, principal allié régional du président syrien Bachar el-Assad.

Le conflit sanglant qui fait rage en Syrie depuis maintenant 18 mois aurait fait 23 000 morts selon des organisations humanitaires et des militants. Jusqu'à présent, la médiation internationale n'a pas porté ses fruits.

Le nouvel envoyé spécial des Nations unies en Syrie, Lakhdar Brahimi, doit se rendre à Damas cette semaine avec la mission de trouver une solution diplomatique à ce bourbier.

Le plan de paix défendu par son prédécesseur, Kofi Annan, a échoué. L'ancien secrétaire général des Nations unies a quitté, frustré par cette situation.

Les quatre nations arabes pourraient avoir de la difficulté à trouver un terrain d'entente. Gouvernées par des sunnites, l'Égypte, la Turquie et l'Arabie saoudite ont demandé à Bachar el-Assad de quitter le pouvoir tandis que l'Iran, dirigée par les chiites, est dans le camp du contesté président syrien.

Le président égyptien, Mohammed Morsi, semble espérer que le fait d'inclure l'Iran dans le groupe de quatre pays et de l'impliquer dans les négociations de paix pourraient éventuellement amener le pays à accepter qu'il existe une alternative à Bachar el-Assad.

Le mois dernier, le dirigeant s'est rendu à Téhéran pour participer à une conférence internationale. Il avait profité de l'occasion pour inviter le monde entier à soutenir l'opposition syrienne, prenant de court ses hôtes iraniens.

Les séances qui se sont déroulées lundi pourraient mener à une rencontre entre les ministres des Affaires étrangères des quatre pays, a indiqué le ministère égyptien des Affaires étrangères.

Le groupe de quatre pays souhaite «mettre fin au bain de sang en mettant en branle un processus politique conçu pour répondre aux aspirations de liberté et de dignité du peuple syrien», a précisé le ministère.

Violences à Alep

L'explosion dimanche soir d'un véhicule piégé près de deux hôpitaux d'Alep dans le nord de la Syrie a fait 30 morts et 64 blessés, selon un nouveau bilan annoncé lundi par l'agence officielle syrienne SANA.

La déflagration, qui a creusé un cratère de six mètres de profondeur, a été provoquée par une camionnette contenant plus d'une tonne d'explosifs, selon SANA. D'après le gouvernorat d'Alep cité par l'agence, toutes les victimes décédées sont des civils. Selon l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH), des militaires figurent également au nombre des victimes.

Un des hôpitaux, Al-Hayat, sert depuis le début des combats à Alep en juillet de centre de traitement de soldats, d'après un militant de l'opposition sur place, Mohammed al-Hassan. Ces informations ne peuvent pas être confirmées de source indépendante, en raison des restrictions d'accès imposées à la presse par les autorités syriennes.

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