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Le Vénézuela se retire d'une organisation de défense des droits de l'Homme

10/09/2012 11:00 EDT | Actualisé 10/11/2012 05:12 EST

CARACAS, Venezuela - Le Vénézuela a amorcé son processus de retrait d'organisations de défense des droits humains, et il a commencé en se retirant de la Convention américaine relative aux droits de l'homme, a annoncé l'Organisation des États américains (OEA) lundi.

Le gouvernement vénézuélien a averti le secrétaire général de l'OEA, Jose Miguel Insulza, et l'Organisation a ensuite diffusé l'information dans un communiqué.

M. Insulza a affirmé regretter cette décision, avant de qualifier la Convention des droits de l'Homme «d'un des piliers de la réglementation légale» visant à défendre les droits humains dans les Amériques.

La décision du Vénézuela implique son retrait, dans un an, de la Cour interaméricaine des droits de l'homme, dont le siège social est situé au Costa Rica, ou de la Commission interaméricaine des droits de l'homme, basée à Washington.

L'OEA a rapporté «l'espoir de son Secrétaire général de voir le Vénézuela changer d'idée d'ici un an, lorsque la décision entrera en vigueur.»

La convention sur les droits humains indique que les pays participants peuvent renoncer au document en fournissant un «avertissement un an d'avance». Le document précise également que les pays qui choisissent de se retirer devront tout de même se prévaloir de leurs responsabilités pendant cette période d'un an.

Le gouvernement vénézuélien n'a pas commenté l'affaire dans l'immédiat. Le président du pays, Hugo Chavez, a annoncé en juillet qu'il prévoyait retirer le Vénézuela de la Cour interaméricaine des droits de l'homme après que celle-ci eut soutenu le Vénézuélien Raul Diaz, qui était accusé d'avoir participé aux attentats de 2003 dans l'ambassade espagnole et le consulat colombien à Caracas. Quatre personnes avaient été blessées dans ces attaques.

Diaz a reçu une peine de plus de neuf ans en prison, mais il s'est sauvé de son pays en 2012 après qu'une cour lui eut permis de s'absenter du travail pendant certaines heures. Il a ensuite demandé l'asile politique aux États-Unis. Diaz soutient qu'il n'a pas participé aux attaques et accuse les autorités vénézuéliennes d'avoir violé ses droits dans l'affaire.

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