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10/09/2012 12:17 EDT | Actualisé 10/11/2012 05:12 EST

Le Pentagone annonce la mort d'un détenu de Guantanamo

Le Pentagone a annoncé lundi la mort d'un détenu de Guantanamo, survenue samedi dans le centre de détention américain, sans donner d'autres renseignements sur l'identité du défunt ni les circonstances de son décès.

"Le commandement militaire de Guantanamo a indiqué qu'un détenu est mort samedi après-midi", a déclaré le ministère de la Défense dans un communiqué.

"Le nom du détenu n'est pas révélé tant que le gouvernement et la famille du détenu n'auront pas été mis au courant", ajoute le texte.

Interrogé par l'AFP, un porte-parole du Pentagone a indiqué qu'un second communiqué devrait donner des informations supplémentaires, en particulier sur "qui était le détenu", mais il a ajouté ne pas savoir quand "le processus d'information de la famille serait terminé".

Le Pentagone précise que ce détenu a été trouvé "inconscient et sans réaction" par les gardiens pendant une surveillance de routine dans la prison américaine située à Cuba.

Une équipe d'urgence a tenté de le réanimer puis l'a transporté rapidement à l'hôpital naval de Guantanamo, où des médecins ont tenté de le ramener à la vie mais sans succès, et où le décès a été prononcé.

Une autopsie sera pratiquée et une enquête pour déterminer les causes de la mort sera également menée, souligne le communiqué. Il n'a pas été précisé s'il s'agissait d'un suicide.

La dépouille, dont les autorités de Guantanamo ont pris soin "dans le respect des traditions et de la culture musulmanes", sera rapatriée dans le pays d'origine du défunt, ont ajouté les autorités militaires.

Selon Amnesty International, huit autres détenus sont morts, dont six par suicide, depuis l'ouverture de la prison en 2002, au lendemain des attentats du 11-Septembre. Deux d'entre eux sont morts en 2011, l'un en raison d'un suicide, selon le Pentagone.

Après la mort de ce détenu, il reste 167 détenus aujourd'hui dans la prison de Guantanamo, la majorité sans inculpation ni condamnation. Ils sont originaires d'une vingtaine de pays, dont environ la moitié du Yémen. Les autres nationalités les plus représentées sont les Afghans, les Algériens et les Saoudiens.

La plupart d'entre eux ont reçu une "approbation pour transfert" de l'autorité militaire, ce qui signifie qu'ils sont théoriquement libérables, mais ils demeurent emprisonnés faute d'argent pour les transférer et d'endroit pour les accueillir.

chv/are/

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