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Le groupe ethnique dicterait la résistance à la vaccination, selon une étude

10/09/2012 04:46 EDT | Actualisé 10/11/2012 05:12 EST

TORONTO - Alors que l'été tire à sa fin et que la saison de la grippe se pointe à l'horizon, les programmes de santé publique du pays se préparent à administrer des millions de doses de vaccin antigrippal.

Une nouvelle étude suggère que davantage de Canadiens désirant recevoir ce vaccin seront d'une origine ethnique différente de ceux qui se décrivent comme Blancs et Noirs.

En fait, les répondants des 12 groupes ethniques sondés étaient plus nombreux que les Blancs ou les Noirs à vouloir se faire vacciner. L'étude conclut d'ailleurs que les Blancs et les Noirs sont en fait très partagés à l'idée de se faire vacciner.

Pour la principale auteure de l'étude, Susan Quach, ces résultats sont surprenants.

Ses collègues et elle ne savent pas exactement ce qu'il faut en conclure.

L'une des idées avancées veut que certains groupes ethniques pourraient être «imperméables», jusqu'à un certain point, au discours anti-vaccination.

«L'une des possibilités à laquelle nous avons pensé est que cela est lié à l'exposition aux messages anti-vaccination», soutient Mme Quach, qui se spécialise en études sur la grippe au ministère ontarien de la Santé publique.

Les conclusions de l'étude pourraient aider les responsables qui conçoivent les politiques de santé publique, et les gens qui mettent sur pied les avis à la population, à comprendre de quelle manière il est possible de rejoindre davantage de citoyens lorsque les provinces et les territoires annoncent qu'ils offrent des vaccins antigrippaux.

Ces annonces seront bientôt diffusées. Les programmes de vaccination débuteront d'ici trois à six semaines.

La plupart des régions du pays offrent gratuitement des vaccins pour tous. Les quatre provinces qui ne le font pas — dont le Québec —, offrent malgré tout l'immunisation gratuite à plusieurs groupes, notamment les personnes âgées, les gens souffrant de maladies chroniques, les jeunes enfants et les proches de ces populations à risque.

L'étude sur la vaccination antigrippale, publiée cette semaine dans le Journal de l'Association médicale canadienne, a utilisé des données de l'Enquête sur la santé dans les collectivités canadiennes de Statistique Canada.

Malgré l'utilisation de données de cette enquête, recueillies en 2003, 2004, 2007, 2008 et 2009, les chercheurs sont incapables d'expliquer ce qui pousse les membres de certains groupes ethniques à se faire davantage vacciner que les Noirs et les Blancs.

L'étude sert toutefois de tremplin pour des recherches plus approfondies afin de résoudre ce mystère.

Le Dr Kumanan Wilson, un chercheur qui se penche sur l'acceptation de la vaccination, affirme que la réponse ne se trouve pas dans le fait d'appartenir ou non à un groupe, mais que cela touche plutôt les valeurs, le style de vie ou les comportements de membres de ces groupes. Tout cela viendrait expliquer l'acceptation ou la résistance à la vaccination.

«Ce n'est pas comme si le fait d'être blanc vous rendait moins susceptible d'être vacciné, a-t-il déclaré. Ce sont les facteurs qui accompagnent [cette appartenance à ce groupe ethnique] qui contribuent au fait que ces gens ne se font pas vacciner. Quels sont ces facteurs qui sont liés à l'ethnicité et qui contribuent à ce comportement, et peuvent-ils être modifiés?»

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