Le film d'épouvante "Possédée" a conservé la tête du box-office nord-américain, avec 9,5 millions de dollars de recettes, soit le score le plus bas de l'année pour une seconde semaine d'exploitation. Il est vrai que le week-end qui suit le jour férié de la Fête du travail est traditionnellement mou côté entrées.

Cette production des studios Lionsgate, signée Ole Bornedal, raconte l'histoire d'une famille attaquée par une entité surnaturelle issue du folklore juif. Elle devance toujours "Des hommes sans loi" (Lawless), film dans lequel trois frères, dont l'un incarné par Shia LaBeouf, se livrent à la contrebande d'alcool sous la Prohibition. Sa recette de la semaine écoulée est de 6 millions de dollars.

Voici l'estimation des recettes du week-end, de vendredi à dimanche, dans les salles nord-américaines, sur la base des chiffres communiqués par le site spécialisé Hollywood.com:

1. "Possédée" (The Possession), 9,5 millions de dollars

2. "Des hommes sans loi" (Lawless), 6 millions de dollars

3. "The Words", 5 millions de dollars

4. "Expendables 2: unité spéciale", 4,7 millions de dollars

5. "Jason Bourne: l'héritage", 4 millions de dollars

6. "L'étrange pouvoir de Norman" (ParaNorman), $3,8 millions

7. "The Odd Life of Timothy Green", 3,6 millions de dollars

8. "Moi, député" (The Campaign), 3,5 millions de dollars

9. "The Dark Knight Rises", 3,3 millions de dollars

10. "2016: Obama's America", 3,3 millions de dollars

Sur le Net: www.hollywood.com/boxoffice

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  • ADIEU BERTHE - L'ENTERREMENT DE MEME (4)

    <strong>France. 2012. 100 min.</strong> Comédie de Bruno Podalydès avec Denis Podalydès, Valérie Lemercier, Isabelle Candelier, Bruno Podalydès, Samir Guesmi, Michel Vuillermoz. Armand s'accomode tant bien que mal de sa double vie, passée tour à tour auprès de sa maîtresse Alix, mère divorcée d'une fillette adepte de tours de magie, et de son épouse Hélène, propriétaire avec lui d'une pharmacie déficitaire à Chatou. Le décès subit de sa grand-mère Berthe, annoncé au téléphone par un notaire qui du coup lui révèle ses responsabilités d'exécuteur testamentaire, plonge Armand dans un abîme existentiel. Il avait négligé cette aïeule dont il garde un souvenir ému, et sa disparition l'oblige à réexaminer sa vie, ainsi qu'à mesurer son affection pour Alix et Hélène. Laquelle choisir? La question fait écho à un autre dilemme cornélien: inhumer ou incinérer Berthe? Alors que sa belle-mère, qui l'a toujours regardé de haut, prend les commandes des obsèques avec le concours de l'obséquieux entrepreneur de pompes funèbres local, Armand tente de reprendre les choses en main en faisant appel à un concurrent excentrique. Les auteurs de ce boulevard exploitent une idée forte (la crise existentielle fondée sur le culpabilité) mais s'en remettent délibérément aux clichés et archétypes habituels pour actionner les leviers de l'intrigue. Dans la peau du seul personnage vraiment développé, Denis Podalydès apporte une certaine dignité à ce raté sympathique.

  • LES MOTS (The Words) (5)

    <strong>États-Unis. 2012. 97 min.</strong> Drame sentimental de Brian Klugman et Lee Sternthal avec Bradley Cooper, Jeremy Irons, Dennis Quaid, Olivia Wilde, Zoe Saldana, Ben Barnes. À New York, devant une salle bondée, Clay, un auteur à succès, lit des extraits de son plus récent roman. Le livre évoque les débuts difficiles d'un jeune écrivain fauché et ambitieux, Rory, soutenu dans ses efforts par sa compagne Dora. Lors d'un voyage à Paris, celle-ci achète un vieux cartable pour l'offrir à Rory. À leur retour, ce dernier découvre qu'il contient le manuscrit d'un inconnu, écrit au lendemain de la Deuxième Guerre mondiale. Le jeune homme le retranscrit à l'insu de Dora qui, ayant commis l'indiscrétion de le lire, croit que ce roman admirable est l'oeuvre de son conjoint. Devant son enthousiasme, Rory décide de lui cacher la vérité et le soumet à un éditeur. Lorsque le livre obtient un immense succès, le véritable auteur sort de l'ombre. Parce que l'intrigue de ce conte moral s'étale sur deux époques distinctes, les enjeux dramatiques apparaissent souvent dispersés. La réalisation modeste mais soignée fait cependant bon usage du paysage montréalais, maquillé ici en New York, là en Paris. Également coproducteur, Bradley Cooper se fait introspectif. Une posture pas toujours crédible.

  • PHILEMON CHANTE HABANA

    <strong>Canada. 2012. 88 min.</strong> Documentaire musical de Pedro Ruiz. Deux ans après avoir enregistré à La Havane son nouvel album, l'artiste québécois Philémon Chante retourne à Cuba avec son produit fini sous le bras, afin d'exprimer sa reconnaissance aux musiciens et amis qui l'avaient aidé dans son projet.

  • UN BONHEUR N'ARRIVE JAMAIS SEUL (5)

    <strong>France. 2012. 110 min.</strong> Comédie sentimentale de James Huth avec Sophie Marceau, Gad Elmaleh, Maurice Barthélemy, François Berléand, Michaël Abiteboul, Julie-Anne Roth. Fils d'un célèbre pianiste de concert, Sacha Keller gaspille son talent de compositeur dans le domaine de la publicité, convaincu qu'il n'est pas à la hauteur de l'héritage paternel. Son plus récent contrat pour le géant de l'alimentation Alain Poche lui assure un revenu confortable qui lui permettra de monter avec son meilleur ami Laurent un ambiteux spectacle pluridisciplinaire. Mais voilà que surgit dans son existence Charlotte, une belle femme habituée au luxe. Elle est séduite par sa nature bohème, lui, refroidi par ses trois enfants. Bien vite toutefois, Sacha se prend au jeu de la vie de famille. Au grand dam de Laurent, qui reproche à son ami de ne pas s'investir à fond dans leur spectacle. Plus problématique, l'ex-conjoint de Charlotte demeure convaincu qu'elle reviendra auprès de lui. Ce dernier n'est autre qu'Alain Poche. Avec ses développements mécaniques, le scénario de cette production artificielle transpire la ringardise. Il faut dire que James Huth (SERIAL LOVER, BRICE DE NICE) n'est pas Blake Edwards. Et que les sympathiques Gad Elmaleh et Sophie Marceau ne sont pas toujours à l'aise. Abonné aux rôles de crapules, François Berléand les éclipse tous les deux.

  • SANS ISSUE (The Cold Light of Day)

    <strong>États-Unis. 2012. 93 min.</strong> Thriller de Mabrouk El Mechri avec Henry Cavill, Veronica Echegui, Bruce Willis, Sigourney Weaver, Joseph Mawle, Caroline Goodall, Rafi Gavron. Lors de ses vacances en Espagne, un courtier américain découvre que son père est un agent de la CIA, impliqué dans la disparition de documents compromettants. Si les deux hommes ne retrouvent pas dans les 24 heures lesdits documents, les membres de leur famille mourront.

  • TEDDY BEAR (10 timer til paradis) (4)

    <strong>Danemark. 2012. 92 min.</strong> Drame de Mads Matthiesen avec Kim Kold, Elsebeth Steentoft, Lamaiporn Hougaard, David Winters, Sukunya Mongkol, Jonathan Winters. Inspiré par le mariage de son cousin avec une jeune femme rencontrée en Thaïlande, Dennis, 38 ans, forme le projet de s'y rendre afin de trouver pour lui-même une épouse. À l'insu de sa mère castratrice, avec qui il vit et à qui il fait croire à un voyage en Allemagne, le naïf et timide culturiste débarque à Pattaya, une ville dont il ignore les codes. Marchant dans les pas de son cousin, il se fait offrir fille sur fille par des souteneurs, mais l'aspect transactionnel de l'affaire rebute rapidement son esprit romantique. Alors qu'il s'apprête à renoncer, Dennis entre dans un gym tenu par Toi, une veuve de son âge avec qui il entame rapidement une liaison amoureuse. Quelques semaines plus tard, l'arrivée de Toi à Copenhague marque pour Dennis le début d'un affranchissement maternel trop longtemps repoussé. Le Danois Mads Matthiesen explore, à la manière un peu stoïque de Bent Hamer (O'HORTEN), mais dans un traitement plus rugueux et dans l'instant, le désir d'émancipation d'un culturiste professionnel enfermé dans une prison émotionnelle. Le scénario précis explore avec élégance la vulnérabilité et le besoin d'aimer du géant musclé très bien défendu par Kim Kold.

  • MAHLER ON THE COUCH (Mahler auf der Couch) (4)

    <strong>Allemagne. 2010. 97 min.</strong> Drame biographique de Percy Adlon et Felix O. Adlon avec Johannes Silberschneider, Barbara Romaner, Karl Markovics, Friedrich Mucke, Eva Mattes, Lena Stolze. Hollande, 1910. Apprenant la liaison de son épouse Alma avec l'architecte Walter Gropius, Gustav Mahler part en catastrophe pour la Hollande afin d'y consulter le psychanalyste Sigmund Freud. Au fil des révélations du réputé compositeur et chef d'orchestre autrichien, l'avisé thérapeute a tôt fait de trouver le noeud du problème. En décidant neuf ans plus tôt d'unir sa destinée à celle de Mahler, Alma Schindler, alors la muse de Klimt, renonce à contrecoeur à ses ambitions de musicienne et de peintre pour se consacrer à la carrière de son mari, de vingt ans son aîné, avec qui elle aura deux filles. Pour Freud, ce n'était qu'une question de temps avant que la frustration de la jeune femme ne s'exprime avec éclat, au risque de créer une tempête dans sa vie matrimoniale. L'auteur de BAGDAD CAFÉ a coréalisé avec son fils cette évocation fictive de la rencontre entre Freud et Malher, dans un style extravagant aux accents oniriques qui tantôt fascine, tantôt agace. Dans le rôle de l'enfiévrée et sensible Alma, Barbara Romaner crève littéralement l'écran.