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09/09/2012 12:53 EDT | Actualisé 09/11/2012 05:12 EST

Bombardements et accrochages en Syrie

Les combats entre les rebelles et les forces régulières en Syrie ont redoublé d'intensité dimanche dans différentes régions du pays.

À Alep, les militants de l'opposition rapportent plusieurs dizaines de morts ou de blessés après un raid aérien mené par les forces de Bachar Al-Assad contre le quartier résidentiel d'Hananou, contrôlé par les insurgés. Un immeuble d'habitation a été détruit dans le bombardement, s'effondrant sur des habitants, précise l'Observatoire syrien des droits de l'homme.

Selon l'Armée syrienne libre (ASL), ce raid survient quelques heures après la prise d'une partie d'une grande caserne dans le quartier d'Hananou.

Les affrontements se sont également poursuivis dans le camp de réfugiés palestiniens de Yarmouk, près de Damas, ainsi qu'à Idlib (nord).

Homs n'a pas connu de répit non plus. Deux bombes ont explosé au passage d'un autocar, faisant plusieurs blessés parmi les militaires et des civils, indique l'OSDH. L'agence officielle SANA a fait état de quatre morts, dont une femme, et 35 blessés. L'autocar à destination de Damas a été frappé par des bombes dissimulées sous la chaussée.

Lakhdar Brahimi dans la région

Sur le plan diplomatique, l'émissaire international pour la Syrie, Lakhdar Brahimi, envisage de se rendre en Iran, allié clé de Damas. C'est ce qu'a déclaré dimanche un responsable iranien à l'agence de presse iranienne Mehr.

M. Brahimi, qui compte se rendre à Damas dans les prochains jours, est actuellement au Caire. Il s'agit de sa première visite officielle dans la région depuis qu'il a pris le relais de Kofi Annan comme émissaire de l'ONU et de la Ligue arabe, au début du mois.

Son prédécesseur, Kofi Annan, s'était rendu à Téhéran et avait souhaité que l'Iran soit associé à la recherche d'un règlement en Syrie, ce que les Occidentaux et l'opposition syrienne refusent. Ils accusent Téhéran de soutenir militairement le régime de Damas.

En annonçant sa démission, Kofi Annan avait fait état d'un manque de soutien des grandes puissances à ses efforts pour un règlement.

Le Conseil de sécurité à l'ONU demeure également divisé sur la situation en Syrie. La Chine et la Russie ont déjà bloqué trois résolutions condamnant Damas.

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