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08/09/2012 12:51 EDT | Actualisé 08/11/2012 05:12 EST

Tim Hudak devrait rester le chef des conservateurs malgré la défaite aux partielles

Le chef du Parti progressiste-conservateur de l'Ontario, Tim Hudak, devrait conserver son poste malgré les défaites aux élections partielles de Kitchener-Waterloo et de Vaughan cette semaine. Il devrait pouvoir mener la campagne des conservateurs lors de prochaines élections provinciales.

Les conservateurs détenaient la circonscription de Kitchener-Waterloo depuis 22 ans avant de la perdre jeudi au profit du Nouveau Parti démocratique (NPD). Les libéraux ont remporté l'élection partielle dans la circonscription de Vaughan.

Tim Hudak a accusé un « tsunami » de troupes syndicales du secteur public d'avoir aidé le NPD à gagner dans Kitchener-Waterloo.

Le siège était jusque-là occupé par la conservatrice Elizabeth Witmer. Elle a démissionné après avoir été recrutée par le gouvernement libéral pour diriger la Commission de la sécurité professionnelle et de l'assurance contre les accidents du travail (CSPAAT).

Pas question de démissionner

Tim Hudak a rejeté les insinuations sur une démission de sa part et a dit qu'il était persuadé que son parti gagnerait de prochaines élections.

Des membres du parti, qui n'ont pas souhaité être identifiés, ont dit que la situation aurait été pire si les libéraux avaient gagné dans Kitchener-Waterloo et obtenu la majorité à l'Assemblée législative.

Le politologue de l'Université Sir Wilfrid Laurier de Waterloo, Barry Kay, affirme que Tim Hudak devrait se reprocher la défaite, surtout après avoir déjà perdu lors de la dernière élection générale, permettant aux libéraux d'obtenir un troisième mandant, même minoritaire. « Je pensais franchement que Tim Hudak avait énormément déçu lors de la dernière élection provinciale », dit-il.

Même les conservateurs qui ont été déçus de Tim Hudak sont d'accord pour dire qu'il devrait avoir une nouvelle chance de mener le parti lors d'une prochaine élection générale, qui pourrait être déclenchée n'importe quand avec un gouvernement minoritaire.

Par ailleurs, il n'existe aucun mécanisme au sein du parti pour remettre en cause son autorité.

Tim Hudak a survécu facilement à une révision automatique de la direction après l'élection de l'automne dernier, gagnant 78,7 % des votes des membres du parti.

Pas de successeur évident

Barry Kay dit que les conservateurs devraient regarder de près les résultats des élections partielles. Selon lui, Kitchener-Waterloo est une circonscription indicatrice qui révèle la tendance en Ontario.

La plupart des observateurs politiques croient que le budget libéral, qui sera présenté au printemps prochain, pourrait déclencher une autre élection générale. Selon eux, les conservateurs ne voudraient pas se retrouver au beau milieu d'une course à la direction du parti avec la menace d'une élection quelques mois plus tard.

Il n'y aurait pas non plus de successeur évident à Tim Hudak, qui a pris la tête du parti après la défaite de son prédécesseur, John Tory, qui était candidat dans une élection partielle.

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