Téhéran a vivement réagi samedi à la décision d'Ottawa de rompre ses relations diplomatiques avec l'Iran et d'expulser les diplomates iraniens encore au pays, qualifiant le gouvernement canadien « d'extrémiste ».

Le Canada, qui est sous l'influence d'Israël selon le gouvernement iranien, a suspendu ses relations diplomatiques pour « faire pression sur le peuple iranien et créer des problèmes aux ressortissants de notre pays », a déclaré le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères, Ramin Mehmanparast, en ajoutant que l'Iran allait apporter une « réponse adéquate » à ce geste.

Visite annulée

Le président du parlement iranien a annulé sa visite au Canada pour protester contre la décision d'Ottawa. Le chef du parlement iranien, Ali Larijani, devait participer à la fin du mois d'octobre à une rencontre de députés de plusieurs pays.

L'Iran a du même souffle voulu minimiser l'impact de la décision canadienne, soulignant que les relations entre les deux pays étaient déjà ténues depuis quelques années.

Sous le coup d'une nouvelle menace de sanctions de la part de l'Union européenne, le gouvernement iranien a réitéré qu'il était ouvert à des discussions au sujet de son programme nucléaire.

Plus tôt samedi, l'Union européenne a brandi la menace d'un renforcement des sanctions déjà sévères contre Téhéran, au moment où Moscou les jugeait nuisibles aux intérêts économiques russes.

Les Occidentaux soupçonnent l'Iran de chercher à se doter de l'arme atomique sous couvert d'un programme nucléaire civil. Téhéran a toujours démenti ces allégations.

Les discussions prévues fin août entre la chef de la diplomatie européenne Catherine Ashton, émissaire des grandes puissances sur le nucléaire iranien (États-Unis, Chine, France, Royaume-Uni, Russie et Allemagne) et son homologue iranien Saïd Jalili, n'ont toujours pas eu lieu.