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Incertitude sur les otages turc et syriens après un raid au sud de Beyrouth

08/09/2012 06:30 EDT | Actualisé 08/11/2012 05:12 EST

Le sort d'un otage turc et d'une vingtaine de Syriens, enlevés il y a trois semaines par un clan chiite au Liban, était inconnu samedi, au lendemain d'un raid de l'armée libanaise dans la banlieue sud de Beyrouth pour tenter de les libérer.

Dans un communiqué, l'armée libanaise indique que des militaires ont perquisitionné à Roueiss et dans d'autres quartiers de la banlieue sud, fief du puissant mouvement chiite Hezbollah, "pour arrêter des individus recherchés et retrouver des personnes enlevées par des membres de la famille Moqdad qui ont revendiqué ces rapts".

L'armée ajoute que "plusieurs personnes recherchées ont été arrêtées durant ce raid et les soldats sont à la poursuite de suspects dans différentes régions du Liban pour les arrêter et libérer tous les otages". Selon le communiqué, "des armes, des munitions et des équipements militaires ont été trouvés durant le raid et confisqués".

Le 15 août, le clan chiite des Moqdad avait revendiqué le rapt d'une vingtaine de Syriens et d'un Turc en représailles à l'enlèvement en Syrie d'un membre de leur famille par un groupe rebelle qui l'accuse d'être un tireur embusqué à la solde du Hezbollah, formation libanaise proche de Damas.

Interrogé samedi par l'AFP sur le sort des otages, une source militaire a répondu: "Nous ne savons rien à leur sujet", refusant de confirmer ou de démentir si l'armée avait réussi à les libérer.

Pour sa part, Maher al-Moqdad, porte-parole du clan, a indiqué aussi à l'AFP ignorer ce qu'étaient devenues les otages: "Ils étaient ici avec nos gars mais nous ne savons pas ce qui s'est passé avec eux".

"Depuis le début, le Hezbollah a laissé à l'Etat libanais le soin de régler la question des otages, mais ce dernier n'a rien fait", avait observé Hassan Nasrallah, chef du Hezbollah, deux jours après les rapts.

mah/sk/feb

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