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Rupture des relations entre le Canada et l'Iran: Stephen Harper approuve

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STEPHEN HARPER
AP

TÉHÉRAN, Iran - Le président du Parlement iranien a annulé samedi une visite qu'il devait faire au Canada cet automne afin de protester contre la décision d'Ottawa de rompre ses relations diplomatiques avec le pays.

Le gouvernement canadien a fermé son ambassade à Téhéran et expulsé les diplomates iraniens en poste au Canada, vendredi, accusant la République islamique iranienne de constituer la menace la plus importante à la paix et à la sécurité mondiales à l'heure actuelle.

Cette surprenante décision a renforcé les liens entre le gouvernement conservateur du premier ministre Stephen Harper et le principal ennemi de l'Iran, Israël.

Selon l'agence de presse Fars, le président du Parlement iranien, Ali Larijani, a décidé de ne pas participer à une rencontre de législateurs provenant de différents pays qui doit se tenir en sol canadien à la fin du mois d'octobre afin de manifester son mécontentement.

De son côté, le ministère des Affaires étrangères de l'Iran a déclaré que le délai de cinq jours donné par Ottawa aux diplomates iraniens pour quitter le Canada était insensé.

Il a ajouté que la manière doit le gouvernement canadien avait coupé les ponts avec Téhéran manquait de professionnalisme et était inexcusable.

Les États-Unis et leurs alliés sont à couteaux tirés avec Téhéran en raison de son programme nucléaire qui, selon l'Occident, viserait à développer des armes. L'Iran nie vouloir se doter de la bombe atomique, soutenant que ses activités nucléaires ont des objectifs pacifiques comme la production d'énergie et le traitement du cancer.

Washington n'entretient aucune relation diplomatique avec l'Iran depuis la révolution islamique de 1979. La rupture du Canada avec Téhéran prive les Américains de renseignements diplomatiques de première main sur la situation en sol iranien.

Le Canada et la Grande-Bretagne sont demeurés les principales sources d'information des États-Unis en Iran, mais Londres a réduit ses échanges diplomatiques avec le régime iranien après que des manifestants eurent attaqué son ambassade à Téhéran en novembre.

Stephen Harper a d'ailleurs évoqué cet incident samedi pour expliquer la décision d'Ottawa de rompre ses relations diplomatiques avec l'Iran.

En marge du sommet de l'APEC à Vladivostok, en Russie, M. Harper a affirmé que la sécurité des diplomates canadiens à Téhéran était compromise et que l'assaut contre l'ambassade britannique prouvait que l'Iran n'avait aucun respect pour l’immunité et la protection diplomatiques.

Parmi les autres raisons qui justifient la rupture avec l’Iran, le premier ministre a évoqué son programme nucléaire, son appui au terrorisme et son anti-sémitisme.

Le ministre canadien des Affaires étrangères, John Baird, a aussi donné une longue liste de motifs, dont le soutien de l'Iran au régime du président Bachar el-Assad en Syrie.

Le porte-parole néo-démocrate en matière d'affaires étrangères, Paul Dewar, a pour sa part affirmé que le geste des conservateurs était irresponsable puisqu'il empêcherait le Canada de contribuer à apaiser les tensions au Moyen-Orient.

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