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08/09/2012 02:08 EDT | Actualisé 08/11/2012 05:12 EST

Gerrans et Parisien viseront de faire aussi bien à Montréal qu'à Québec

MONTRÉAL - L'Australien Simon Gerrans et le Montréalais François Parisien sont tous deux d'avis que le circuit et le contexte du Grand Prix cycliste de Montréal leur sont plus favorables qu'au Grand Prix de Québec. Ils s'estiment donc en mesure de connaître une aussi bonne journée, dimanche sur le mont Royal, que vendredi dans les rues dans la capitale québécoise.

Gerrans a remporté avec panache la course de Québec, vendredi, et il visera un résultat identique à Montréal.

«J'ai profité de bonnes conditions (à Québec) et j'ai une bonne équipe autour de moi, alors j'espère pouvoir réussir le doublé, a avancé le coureur de l'équipe Orica Greenedge, samedi, peu après l'arrivée en train depuis Québec des 167 coureurs inscrits en vue de l'épreuve montréalaise. D'autant plus que je préfère le parcours de Montréal. Les montées sont un peu plus longues et les rues sont plus larges, alors l'endroit où on est placé dans le peloton est un élément moins crucial qu'à Québec.»

Le doublé Québec-Montréal est «réalisable», selon Gerrans. Philippe Gilbert, l'an dernier, et Robert Gesink, en 2010, ont d'ailleurs accédé au podium dans les deux courses, récoltant chacun une première et une troisième places à deux jours d'intervalle.

«Si la course se présente bien pour moi dimanche, il n'y a aucune raison que je ne puisse être en bonne position pour aspirer à la victoire, a indiqué Gerrans. J'ai une bonne équipe et la forme est là, alors on verra.»

Meilleur Canadien avec une 10e place acquise à Québec, Parisien (Spidertech) compte profiter du fait qu'il se retrouvera devant les siens pour finir à nouveau parmi les 10 premiers, ou mieux encore.

«J'ai de la difficulté à dire lequel des deux parcours m'avantage le plus. Par contre, j'ai toujours mieux fait à Montréal. Je prendrai donc le départ avec de bonnes aspirations», a indiqué le cycliste de 30 ans.

«Je suis né à Montréal, a ajouté Parisien. En plus du fait que c'est un parcours que j'aime beaucoup, j'ai ici à chaque année l'impression d'avoir 30 000 supporteurs qui crient mon nom. C'est vraiment quelque chose que j'apprécie beaucoup. Plus il y a des gens qui crient pour moi, plus ça me donne des ailes.»

Il faudra aussi surveiller le Norvégien Edvald Boasson Hagen, établi comme l'un des grands favoris des épreuves du week-end. Le coureur de l'équipe Sky a écourté sa sortie à Québec, abandonnant à une cinquantaine de kilomètres de la fin, dans l'espoir de connaître une meilleure journée à Montréal.

«Je ne me sentais pas à mon mieux et je n'étais pas en mesure de me placer en bonne position, alors je me suis arrêté, a expliqué Boasson Hagen. Ce n'est pas l'idéal, mais parfois c'est ce qu'il y a de mieux à faire. En espérant que ça aille mieux (dimanche). Et de pouvoir rouler devant avec les meilleurs. Je compte bien être prêt.

«Je me sens OK maintenant, a par ailleurs assuré le cycliste de 25 ans, qui compte 61 victoires à son palmarès depuis qu'il a rejoint les rangs professionnels en 2006. On verra bien, en espérant que la forme sera au rendez-vous. Je devrais être correct.»

Le Canadien Ryder Hesjedal a lui aussi levé le pied en dernière portion de course, à Québec, quand il a vu qu'il peinait à tenir le rythme. Il mise maintenant sur l'épreuve montréalaise, où il a terminé troisième il y a deux ans.

«Je me sentais bien (à Québec), mais ce n'était pas assez pour être du calibre des meilleurs coureurs du circuit World Tour. C'était seulement ma deuxième compétition de premier niveau depuis que j'ai dû abandonner au Tour de France (à cause de blessures), a fait remarquer celui qui n'a participé qu'aux Jeux olympiques depuis la compétition par excellence du cyclisme. Mais j'espère que l'effort consenti vendredi m'aidera dimanche. C'est une étape de plus de franchie pour moi dans ma remise en forme, on verra ce que ça donne.»

Le Slovaque Peter Sagan (Liquigas-Cannondale) a filé devant en dernière portion de course à Québec avant d'être avalé par le peloton dans le dernier droit et de se contenter d'une 26e place. Il espère néanmoins être dans le coup à Montréal. Il avait d'ailleurs terminé deuxième sur le mont Royal en 2010.

«J'ai bien fait et j'ai visé la victoire, mais j'ai été rattrapé par le peloton à l'issue d'une course un peu folle, a-t-il dit de l'épreuve de vendredi. Je vais encore essayer de faire quelque chose de bien (dimanche).»

La course montréalaise s'étendra sur une distance totale de 205,7 km. Les coureurs compléteront 17 fois le tracé de 12,1 km.

Même si, comme l'a souligné Gerrans, le circuit montréalais s'avère moins risqué que celui de Québec, il s'avère tout aussi éprouvant étant donné qu'il comporte un dénivelé total de 229 mètres, dont une montée de 211 mètres sur la voie Camilien-Houde. Celle-ci s'étend sur 1,8 km à une inclinaison de 8 pour cent en moyenne.

«Le circuit de Montréal est moins dangereux que celui de Québec, a affirmé Gerrans. On peut davantage rester dans le peloton sans avoir peur de l'endroit où on y est placé. Il y a un fort effet élastique à Québec parce qu'il faut faire beaucoup d'arrêts soudains avant de se remettre à pédaler (pour éviter d'être déporté), tandis qu'à Montréal c'est plus fluide.

«Le fait que la montée (Camilien-Houde) soit au début de la boucle, plutôt qu'à la fin, fait en sorte que ceux qui s'échappent pendant la montée pourraient être rejoints avant la ligne d'arrivée. Il risque de se passer des choses dans cette portion du parcours», a par ailleurs noté l'Australien de 32 ans.

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