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CAN-2013 - Maroc: Gerets, très contesté, joue son avenir face au Mozambique

08/09/2012 05:50 EDT | Actualisé 08/11/2012 05:12 EST

Le technicien belge Eric Gerets, vivement contesté, joue son avenir à la tête du Maroc lors d'une double confrontation face au Mozambique en qualifications pour la CAN-2013, la plupart des commentateurs estimant qu'il devra plier bagage en cas d'échec.

Le Maroc dispute le match aller dimanche à Maputo et cette rencontre "est décisive", déclare à l'AFP Lino Baco, journaliste et patron de la radio sportive Mars. Selon lui, la question se pose même de savoir "si les supporters marocains tolèreraient un nouvel échec, au Mozambique".

Gerets, encore auréolé de son passage réussi à Marseille de 2007 à 2009, a été engagé pour qualifier le Maroc aux CAN-2012 et 2013, et au Mondial-2014 au Brésil.

Présents au Gabon en 2012, les Lions de l'Atlas y ont toutefois connu l'échec, provoquant la colère des Marocains, qui avaient appelé en vain au limogeage de l'entraîneur belge. La requête a même été débattue au Parlement.

En 2012, le Maroc a enregistré des résultats médiocres: deux nuls en matches officiels et une défaite en amical contre la Guinée à domicile.

"Si on avait fait une bonne CAN-2012, on aurait été parmi les 12 sélections à se qualifier directement (ndlr: pour la CAN-2013) et nous n'aurions pas eu à disputer ce barrage contre le Mozambique", souligne Najib Salmi, chroniqueur sportif du journal L'Opinion.

"En cas d'élimination face au Mozambique, que peut-il encore dire aux Marocains?", s'interroge encore Lino Baco à propos de Gerets, vivement critiqué, depuis son recrutement très médiatisé, pour ses choix et un effectif jugé trop "instable".

"Nous n'avons pas encore de +onze+ type", deux ans après sa désignation, regrette la radio régionale Médi 1.

A l'approche de la confrontation face au Mozambique, les choix de l'ex-joueur et entraîneur du PSV Eindhoven ont encore fait l'objet de vives critiques, notamment sa décision initiale de ne pas retenir le milieu de terrain du club espagnol de Getafe, Abdelaziz Barrada, devenu une star au pays depuis qu'il a inscrit le but victorieux de son club face à l'ogre Real Madrid en juillet.

Gerets s'est finalement décidé à l'appeler en renfort. Car si le Mozambique peut apparaître comme une proie facile, il doit à nouveau se passer de plusieurs éléments clés.

L'attaquant d'Arsenal, Marouane Chamakh, et le milieu du Sporting Lisbonne, Zakaria Labyad, sont forfait. La défense est une fois de plus décimée par les blessures, dont celle de son leader, Mehdi Benatiya.

"S'il échoue, c'est un désastre national, surtout contre une équipe aussi faible. Gerets joue très gros", résume Najib Salmi.

Sous la pression, le sélectionneur belge reste impassible.

"Nous devons essayer de marquer ce but à l'extérieur qui nous aiderait lors du match retour. Surtout, il ne faut pas perdre", a-t-il déclaré avant son départ pour le Mozambique.

Il a assuré que ses joueurs, réunis en stage à Lisbonne, affichaient "un bon moral". Comme de coutume, il a catégoriquement refusé d'évoquer son avenir en cas d'échec.

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