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07/09/2012 06:25 EDT | Actualisé 07/11/2012 05:12 EST

Mise en garde de Washington pour l'élection d'un président en Somalie

Les Etats-Unis ont lancé un avertissement vendredi à la Somalie avant l'élection lundi d'un président par le Parlement, dernière étape d'un processus de transition piloté par l'ONU dans ce pays sans Etat et en guerre civile depuis 1991.

"Il est temps pour le Parlement d'agir avec courage, détermination et intégrité pour une élection juste et transparente", a prévenu le département d'Etat, parlant du 10 septembre comme d'un "jour historique pour la Somalie".

"Tous les candidats à la presidentielle devront impérativement reconnaître le résultat", a averti Washington, exhortant le "vainqueur et les parlementaires à former un gouvernement qui se consacre à améliorer la vie des Somaliens" et pressant "tous les perdants à accepter le résultat de bonne grâce sans instiller de violence, ni encourager à prendre ses distances avec les nouvelles institutions fédérales de la Somalie".

La Somalie aurait dû être dotée de nouvelles institutions depuis le 20 août, mais le calendrier établi par la communauté internationale n'a pas pu être tenu en raison de divergences entre clans somaliens sur le partage du pouvoir.

Les députés éliront à bulletin secret le nouveau président.

Avec une dizaine de candidats, le président sortant Cheikh Sharif Cheikh Ahmed, élu en 2009 après avoir rallié les institutions de transition qu'il combattait auparavant à la tête d'une rébellion islamique, est favori.

Sous sa présidence cependant "les détournements systématiques, les malversations et le vol pur et simple des fonds publics sont essentiellement devenus un système de gouvernement", dénonçait en juillet un rapport de l'ONU.

L'ONU parraine un processus institutionnel complexe en Somalie pour doter ce pays d'Afrique, en guerre civile depuis 21 ans, d'un gouvernement central.

Outre les accusations de corruption, les autorités de transition nées en 2004 ont été incapables de rétablir un semblant d'autorité centrale en Somalie, mise en coupe réglée par des chefs de guerre, milices islamistes et groupes criminels. La sécurité s'est cependant améliorée à Mogadiscio depuis que les Shebab en ont été chassés par l'Union africaine en août 2011, avant de perdre la plupart de leurs bastions du sud et du centre face à l'offensive de soldats éthiopiens et kényans.

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