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07/09/2012 08:35 EDT | Actualisé 07/11/2012 05:12 EST

Madagascar: 3 membres d'une radio d'opposition réfugiés à l'ambassade sud-africaine

L'ambassade d'Afrique du Sud à Madagascar déclaré vendredi avoir donné refuge à la directrice, à un journaliste et à un technicien de la principale radio d'opposition malgache Free FM en raison du "harcèlement prolongé et incessant" dont ils font l'objet.

"L'ambassade d'Afrique du Sud tient à confirmer qu'elle a décidé de donner refuge aux journalistes (...) dû au harcèlement prolongé et incessant de ces journalistes et bien d'autres, et à la fermeture de la radio Free FM", a indiqué un communiqué de la mission diplomatique.

Le texte précise que la décision a été prise "après étroites consultations avec le bureau de liaison de la SADC", la Communauté de l'Afrique australe, qui joue les médiateurs à Madagascar dans la crise ouverte début 2009 par le renversement du président Marc Ravalomanana par le maire d'Antananarivo, Andry Rajoelina, aujourd'hui président non élu d'un gouvernement de transition.

Free FM, dont la directrice Lalatiana Rakotondrazafy est au nombre des deux journalistes réfugiés, était la principale radio d'opposition malgache.

Elle a cessé d'émettre le 24 juillet après des manoeuvres d'intimidation des forces de l'ordre, au surlendemain d'une mutinerie sur une base proche de l'aéroport international d'Antananarivo qui avait fait trois morts. Les autorités lui reprochaient d'avoir diffusé un message des mutins annonçant un coup d'Etat.

Mme Rakotondrazafy avait déjà eu maille à partir avec les autorités malgaches et avait été interpellée pendant 24 heures en mai, avec un collaborateur, Fidel Razanapiera, le deuxième journaliste venu s'abriter à l'ambassade sud-africaine.

Free FM critiquait régulièrement le gouvernement de transition et dénonçait certains agissements et pratiques illégales imputées aux autorités.

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